XPAIR. Les énergies renouvelables intermittentes assurent une part croissante de la production d'électricité. Elles imposent une gestion attentive de l'équilibre entre offre et demande. A moyen terme, cette dernière passera par le développement de capacités de stockage. Jean-Marc Moulinier, du Commissariat général au Développement durable, dresse un panorama des solutions.

Les énergies renouvelables se développent fortement depuis 2010 et cette progression va se poursuivre sous l'impulsion de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), prise en application de la loi de Transition énergétique pour la croissance verte. Ces énergies représenteront entre 28 et 31 % de la production d'électricité à l'horizon de 2023. Environ 13 % sont déjà assurés par l'hydroélectricité dont le développement devrait être faible à l'avenir.

 

Au vu des évolutions technico-économiques projetées (progrès techniques, coûts, etc.) les batteries pourraient fournir une solution intéressante pour traiter les fluctuations journalières des énergies intermittentes, soumises aux conditions météorologiques, comme l'éolien et le photovoltaïque. Les réservoirs hydrauliques (STEP) pourraient répondre aux variations hebdomadaires. La réflexion pourrait évoluer, selon Jean-Marc Moulinier du Commissariat général au développement durable, en fonction d'autres conditions technico-économiques qui pourront émerger et des impacts environnementaux des technologies.

 

Des productions et consommations saisonnières

 

Les productions éolienne et photovoltaïque sont intermittentes et fluctuent en fonction des conditions météorologiques. En France, les productions d'éoliennes sont maximales les mois d'hiver, alors que les productions solaires le sont en été. A titre de comparaison, les profils sont similaires en Grèce et en Allemagne. Mais la pointe de consommation en France à lieu en hiver, là où elle est estivale en…

 


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