DÉCRYPTAGE. Dans un contexte marqué par une forte activité économique mais aussi un manque de main-d'oeuvre, les acteurs de la formation initiale et continue se mobilisent pour faire valoir la pertinence de leurs cursus face aux enjeux - environnemental et numérique notamment - du secteur de la construction. Si les choses bougent incontestablement, des freins restent encore à lever.


Comment le système de formation peut-il faire valoir ses atouts dans un contexte marqué par une forte activité économique mais aussi un manque de main-d'oeuvre ? À l'occasion du Batiactu RH Day organisé ce 25 octobre à Paris, une table ronde s'est intéressée au défi que représentent, pour les formations initiale et continue, les enjeux - notamment environnemental et numérique - du secteur de la construction.

 

 

Car si la réforme de l'apprentissage de 2018 est toujours autant saluée pour ses résultats plus que probants - pas moins de 718.000 nouveaux contrats d'apprentissage ont été signés en 2021, privé et public confondus -, la question de plus en plus épineuse des financements reste prégnante. En outre, certains corps de métiers connaissent toujours d'importantes difficultés de recrutement, dans le bâtiment comme les travaux publics.

 

Davantage de jeunes mieux encadrés dans les écoles

 

La situation actuelle semble pourtant très favorable en début de parcours. "Ce qui a changé ces dernières années, c'est d'une part les flux qui ont explosé - on recrute 300 jeunes chaque année dans nos établissements -, et d'autre part la montée en puissance très forte de la formation, avec des grands groupes toujours très présents mais aussi une part de plus en plus importante de PME (petites et moyennes entreprises) et d'ETI (entreprises de taille intermédiaire)", analyse Emmanuel Bois, secrétaire général et coordonnateur des écoles d'Égletons (Corrèze). L'attractivité des métiers du BTP serait donc bien réelle aux yeux des jeunes.

 

"Environ 80.000 contrats d'apprentissage ont été signés tous niveaux confondus en 2021, et nous serons autour de 88.000 pour 2022. Il n'y a donc aucun problème pour les écoles et les CFA (Centres de formation des apprentis) à remplir les sessions d'apprentissage", se félicite Claire Gaillard, directrice de l'offre de formation et grands comptes chez Constructys, l'opérateur de compétences (Opco) représentant 290.000 entreprises du BTP et du négoce de matériaux.

 

Selon elle,
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