JUSTICE. Attaqué par un de ses administrés pour lui avoir ramené ses déchets de chantier, le maire de Vélizy-Villacoublay a obtenu gain de cause devant le tribunal correctionnel de Versailles.

C'est une victoire pour le maire de Vélizy-Villacoublay (78). Ce lundi, le tribunal correctionnel de Versailles rendait son verdict dans l'affaire opposant Pascal Thévenot à l'un de ses administrés. Tout a commencé lorsque l'élu, agacé par les dépôts sauvages de gravats dans sa ville, avait décidé de mener l'enquête et rapporter les déchets à leur propriétaire, histoire de marquer les esprits (Lire notre article). Cela aurait pu s'arrêter là, mais le propriétaire des gravats a décidé de porter plainte contre le maire pour violation de domicile et abandon de déchets. Mais la justice a débouté ce dernier de ses deux plaintes. En revanche, Pascal Thévenot n'a pas obtenu les 2.000 euros de dommages et intérêts réclamés. Argent qu'il comptait remettre à une association de protection de la nature.

 

"Nous avons gagné sur le fond et c'est une très bonne chose", nous a confié le maire à la sortie du verdict qui craignait de gagner uniquement sur la forme. "Cela permet de montrer que si quelqu'un décide de ramener ses déchets à une personne indélicate, c'est possible", se réjouit-il ajoutant que "beaucoup de maires, et même l'ONF, attendaient ce jugement". Cette histoire, que Batiactu avait révélée, avait suscité de nombreuses réactions d'élus. Certains ayant même mené des actions "retour à l'envoyeur" similaires, comme à Poissy (78). Bien entendu pour lui, "le but n'est pas multiplier ce genre d'action mais bien qu'il n'y ait plus de dépôts sauvages". "C'est finalement une bonne chose que cette affaire ait été portée devant la justice", reconnaît le maire (LR) de Vélizy, "car cela a donné une couverture médiatique à ce fléau dont sont victimes de nombreuses villes". Mais surtout, cette action coup de poing aura porté ses fruits. Depuis, le maire se félicite de constater que ces décharges illégales ont disparu.

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