C'est un plaisir que d'avoir un appartement les pieds dans l'eau, avec une vue imprenable sur la Méditerranée. Le revers de la médaille est une détérioration rapide des façades, liée à la salinité de l'air marin. A Sète (Hérault), l'ancienne résidence de vacances Maeva, construite en 1986, en a fait les frais : les neuf bâtiments implantés sur le front de mer, présentaient des désordres sur toutes les façades exposées. "Elles ont subi un vieillissement exceptionnel", assure Olivier Lernould, architecte de l'opération de rénovation. "Les parties en béton préfabriqué n'étaient pas forcément adaptées au front de mer, car munies d'un ferraillage trop important, inutile de surcroît car il s'agit de zones non structurelles", poursuit-il.

 

Conséquence de cet excès de fer, une dégradation accélérée des maçonneries par oxydation et gonflement des armatures. Outre ces désordres, un encrassement général des façades est également constaté. "Le dernier ravalement date de seulement 8 ans. Mais il n'y avait pas eu de traitement véritable par l'entreprise précédente", explique le maître d'œuvre. Un diagnostic et une étude préalables confirment l'impression générale de dégradation au moyen de mesures des enrobages, de celle de la carbonatation du béton et de son taux de chlorure, ainsi que de carottages.

 

Découvrez le chantier en images dans les pages suivantes.
Grégoire Noble

actionclactionfp