Des six candidats invités ce jeudi 5 avril, à 14 heures, au Théâtre Marigny de Paris, aucun ne s'est physiquement présenté pour s'exprimer devant quelque 700 professionnels participant au colloque « Logement : cause nationale ». Une grande déception pour le secteur, l'un des plus importants en termes économique, pesant 75 Md€ et 858.000 emplois.

 

François Hollande (PS), Nicolas Sarkozy (UMP) et François Bayrou (MoDem) avaient choisi de se faire représenter : le premier par Pierre Moscovici, porte-parole de la campagne socialiste ; le second par son ministre du Logement, Benoist Apparu ; et le troisième par Robert Rochefort, vice-président du Modem. Jean-Luc Mélenchon a également préféré cette option et délégué Martine Billard, vice-présidente du Front de gauche. Eva Joly, elle, a dû renoncer à sa participation à cause de sa chute et a dépêché sa spécialiste logement, Emmanuelle Cosse, vice-présidente du Conseil régionale d'Ile-de-France. Jugés «trop peu représentatifs», les quatre «petits» candidats n'ont pas été conviés.

 

Déception affichée
«Aucun des trois [poids lourds] n'a accepté notre proposition d'enregistrer un message vidéo pour au moins être présents par l'image, nous déplore en coulisses Marc Pigeon, président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). Nous sommes extrêmement surpris et déçus parce que le logement est un sujet majeur en France.»

 

Malgré l'absence des chefs d'orchestre des partis politiques, leurs solistes respectifs ont fait preuve d'assiduité dans le déroulement du grand oral. La règle du jeu ? Dix minutes chacun sur sa vision, suivie de deux questions posées par deux présidents du secteur.

 

* Action Logement, Fédération française du bâtiment (FFB), Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), Fondation Abbé Pierre, Syndicat national des aménageurs lotisseurs (Snal), Union des maisons françaises, Union nationale des économistes de la construction (Untec), Union nationale des syndicats français d'architectes (UNSFA) et Union sociale pour l'habitat (USH).

 


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Sébastien Chabas, envoyé spécial

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