A LIRE. Hervé Baley et Dominique Zimbacca, nés dans l'Entre-deux-guerres et disparus au début du 21e siècle, sont deux architectes aux itinéraires atypiques qui ont produit une œuvre bâtie originale. La Région Île-de-France leur consacre un ouvrage publié sous la direction d'Anne-Laure Sol.

Hervé Baley (1933-2010) et Dominique Zimbacca (1928-2011), sont deux architectes franciliens aux itinéraires singuliers. Elèves des ateliers libres à l'Ecole des beaux-arts au tout début des années 1950, ils s'opposent à l'architecture moderne et à l'influence de Le Corbusier. Ils puisent leur inspiration dans l'œuvre d'un autre géant, Frank Lloyd Wright, et forgent l'espoir d'une "architecture sensible".

 

Ils réalisent une vingtaine de maisons et d'immeubles d'habitation, principalement en Île-de-France, entre 1959 et 2000, profitant des réformes de l'enseignement de l'architecture post-mai 1968, qui rendent leur approche plus visible. C'est dans le logement individuel qu'ils expérimenteront "une conception organique de l'architecture". Ils y appliqueront "les procédés de la nature" pour tendre "vers un idéal d'harmonie entre l'Homme et l'espace qu'il habite".

 

La Région Île-de-France retrace leur parcours dans un volume de la collection Patrimoines qui rassemble des textes de Caroline Maniaque, Salomé van Eynde, Patrice Goulet et Ambre Tissot. La préface est signée Jean-Louis Cohen et les clichés, Laurent Kruszyk, le tout sous la direction d'Anne-Laure Sol, conservatrice du patrimoine régional.

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