A l'occasion de l'inauguration de la cité judiciaire de Paris, Batiactu s'est intéressé à l'architecture des tribunaux, en pleine évolution. Qu'il s'agisse de construction neuve, comme à Limoges ou Caen, ou de rénovation comme à Strasbourg, clarté, transparence et confort sont les maîtres mots des architectes. Le but ? Que les personnels judiciaires puissent travailler dans de meilleures conditions et que les justiciables ne subissent pas en environnement trop anxiogène. Au contraire, les palais de justice se veulent aujourd'hui accessibles, ouverts et accueillants, à l'image du projet récemment sélectionné pour les tribunaux de Lille, signé OMA.
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L'édifice, qui doit être achevé en 2021, proposera 20.000 m² de surfaces utiles environ.
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Un trapèze suspendu au dessus d'une colline verdoyante

L'Agence publique pour l'immobilier de la justice (APIJ), missionnée par le ministère de la Justice, a retenu le groupement mené par l'Office for Metropolitan Architecture (OMA), agence fondée par l'architecte Rem Koolhas, à l'issue d'une concertation lancée en avril 2016. Sur 139 candidatures, quatre avaient été présélectionnées. Dans un communiqué, l'APIJ annonce que "Associé à Saison Menu, WSP, BMF et Quadrim, l'agence OMA assurera la conception du nouvel édifice public destiné à accueillir, en limite de la commune de la Madeleine, le tribunal de grande instance et le tribunal d'instance de Lille".
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De vastes espaces publics baignés de lumière
Pour le maître d'ouvrage "la proposition architecturale d'OMA apporte une réponse aux grands principes de modernisation de la Justice du XXIème siècle". Le projet est composé de vastes espaces publics bénéficiant d'apports lumineux multiples et "ont été imaginés à la mesure des exigences de confort et d'accueil du justiciable".
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Qualité spatiale et performances fonctionnelles

L'APIJ détaille : "La qualité spatiale, ainsi que les performances fonctionnelles des espaces tertiaires contribueront à l'amélioration des conditions de travail des personnels et d'exercice de la justice. Sa géométrie, ses volumes et ses façades, caractéristiques d'un parti-pris architectural fort et innovant, ainsi que le traitement paysager apporté au projet par son concepteur, permettront à l'équipement public de s'inscrire dans la continuité végétale de la plaine Churchill".
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Une géométrie digne de la citadelle de Vauban

Le palais de justice de Lille s'inscrit presque dans le plan géométrique de la "Reine des citadelles", dessinée par Vauban au 17e siècle. Mais s'agit-il d'une redoute, d'un bastion ou d'une demi-lune ?
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Un écrin de verdure

Le tribunal de Lille sera inséré dans un espace arboré.
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Espaces concentriques

Le plan du futur palais de justice présente une géométrie inhabituelle avec un pourtour polygonal irrégulier, évidé d'un cercle où vient s'insérer un bâtiment triangulaire... Une évocation d'un moteur à rotor Wankel ?
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Diagramme axonométrique

L'explication, pour l'agence OMA, est la suivante : le socle paysager contiendra les salles d'audiences publiques, tandis que le vaste hexagone évidé, sera réservé à des espaces tertiaires. Au centre, le triangle intégrera les salles d'audiences de cabinet.
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Volumétrie

Le discret socle paysager viendra soutenir le tribunal, très géométrique et quasi-cristallin.
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OMA de retour dans les Flandres françaises

Rem Kolhaas n'est pas un inconnu à Lille puisqu'il a signé le masterplan d'Euralille dans les années 1990.
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