FILIÈRE. Le bois doit servir aussi bien à relancer l'économie qu'à jouer un rôle dans la Réglementation environnementale 2020, d'après les professionnels du secteur, qui mettent en avant ses vertus écologiques mais aussi économiques. Détails.


Il faut conférer une place de choix au matériau sylvestre aussi bien dans le plan de relance économique que dans la future Réglementation environnementale 2020. C'est le message de l'inter-profession France bois forêt et des acteurs du bois-énergie, qui mettent en avant les avantages non seulement écologiques mais également économiques du bois. Des professionnels qui demandent notamment "une politique pérenne de soutien à l'offre" en complément d'un soutien à la demande, de manière à "renforcer l'outil industriel national". Pour argumenter son propos, la filière braque les projecteurs sur quelques chiffres-clés, comme ses 378.000 emplois équivalent temps-plein et sa valeur ajoutée générée de 25 milliards d'euros, tandis que les entreprises du bois-énergie emploient pour leur part environ 50.000 salariés.

 

La période étant propice aux contributions pour le futur plan de relance économique, les professionnels du secteur en profitent aussi pour présenter leurs propositions visant à "massifier" l'offre du marché tricolore. "Avec 95% du bois-énergie provenant des forêts françaises et 63% du bois-construction, promus comme 'Bois de France', l'indépendance nationale est importante. Néanmoins, il est possible d'aller au-delà dans la mesure où le potentiel est loin d'être totalement exploité", peut-on lire dans un communiqué commun du Comité inter-professionnel du bois-énergie, de France bois forêt, de la Fédération nationale du bois, de l'association Propellet France (pour le chauffage aux granulés de bois), du Syndicat des énergies renouvelables, du Syndicat français des chaudiéristes biomasses et du Syndicat national des producteurs de granulés de bois. D'où une batterie de "mesures de compétitivité" en faveur de l'industrie sylvestre, qui tentent d'ailleurs de tirer les leçons de la crise sanitaire du Covid-19, particulièrement dans le domaine de la souveraineté énergétique et de la sécurité d'approvisionnement.
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