INTERNATIONAL. Donald Trump a précisé qu'il présenterait son plan pour le logement abordable à l'occasion du prochain forum économique de Davos en Suisse, à la fin du mois de janvier.
"Les gens vivent dans des maisons, pas dans des entreprises". Le président Donald Trump a annoncé, le 7 janvier 2026, vouloir bannir les investisseurs de l'achat de maisons individuelles pour réduire les prix de l'immobilier. "De longue date, acheter et posséder sa maison était considéré comme le summum du rêve américain. C'était la récompense d'un dur labeur. Mais désormais, en raison de la hausse record de l'inflation causée par Joe Biden et les démocrates du Congrès, ce rêve américain est devenu hors d'atteinte pour trop de personnes, spécialement les plus jeunes Américains", a écrit Donald Trump sur son réseau social Truth Social.
Le président des États-Unis d'Amérique compte dévoiler ses propositions sur le logement abordable à l'occasion du prochain forum économique de Davos, en Suisse, qui se tiendra du 19 au 23 janvier prochains. L'annonce de Donald Trump a fait chuter le cours de bourse de plusieurs grands propriétaires immobiliers : Invitation Homes ont perdu 6,01%, American Homes 4 Rent 4,32% et AvalonBay Communities 2,28%. Le fonds d'investissement Blackstone, qui détient un large portefeuille de propriétés, a lui aussi été touché, perdant, mercredi, 5,58%. Les gros investisseurs institutionnels ne possèderaient pourtant que 2% du total des logements individuels dans le pays.
Le logement bientôt décrété urgence nationale ?
L'arrivée des élections de mi-mandat ("midterm elections") en novembre 2026, et plusieurs sondages défavorables à l'administration Trump sur sa capacité à juguler l'inflation, expliquent ces déclarations. Depuis la crise de 2008-2009, les prix des logements ont fortement grimpé aux États-Unis, et les choses ne se sont pas arrangées depuis la crise sanitaire. Depuis janvier 2020, ils ont flambé de +68% selon l'indice S&P Case-Shiller 20-City Composite Home Price Index.
L'administration Trump cherche depuis des mois la bonne formule pour résoudre la crise du logement. Dans les pistes évoquées, celle de la portabilité des prêts ou encore le crédit sur 50 ans, mais cette dernière a été écartée après que plusieurs analystes financiers ont estimé que les emprunteurs paieraient beaucoup plus d'intérêts et se constitueraient un patrimoine beaucoup plus lentement. Donald Trump a aussi fait pression sur les constructeurs de maisons pour qu'ils produisent plus. L'administration Trump réfléchit aussi à décréter une "urgence nationale pour le logement". La sénatrice démocratique du Massachusetts, Elizabeth Warren, a déclaré qu'elle plaidait pour ce bannissement des gros investisseurs depuis des années, mais qu'elle était "sceptique" quant aux annonces de Trump.

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