PRÉSIDENTIELLE 2022. La FNTP organise le 24 février 2022 une journée autour de la transition écologique, dont le point d'orgue sera la présence de plusieurs candidats à l'élection présidentielle. L'occasion, comme en 2017, de mettre en avant les propositions autour des infrastructures et de la transition écologique.

En 2017, la FNTP avait auditionné plusieurs candidats à l'élection présidentielle, en les interrogeant sur les engagements qu'ils pourraient tenir en faveur des infrastructures. Une opération couronnée d'un certain succès, puisque leurs principales demandes concrétisées à travers la loi d'orientation des mobilités, en 2019 : une programmation du financement des infrastructures a été établie, et un conseil d'orientation des infrastructures mis en place avec notamment une mission de suivi de la trajectoire.

 

La voix des travaux publics sera-t-elle à nouveau entendue dans cette nouvelle campagne ? Le président de la FNTP, Bruno Cavagné, l'espère. La fédération réitère en tout cas l'expérience, en organisant le 24 février 2022 un nouveau rendez-vous, dans l'écrin du Grand Palais éphémère, dont le point d'orgue sera une fois de plus l'audition de plusieurs candidats à la présidentielle.

 

"Révélation"

 

La journée entière tournera évidemment autour des infrastructures. Et plus particulièrement sur les solutions à mettre en œuvre pour parvenir aux objectifs nationaux de décarbonation fixés pour 2030, et de neutralité carbone pour 2050. L'enjeu est de faire prendre conscience que s'occuper des infrastructures est indispensable, puisqu'elles sont traversées par des flux qui représentent la moitié des émissions carbone françaises.

 

Alors que, comme souvent, les infrastructures peinent pour le moment à se faire une place dans le débat public et présidentiel, "nous voulons mettre le focus sur un angle qui ne vient pas spontanément à l'esprit. Et ce sera en quelque sorte la révélation de ce 24 février !", promet le président de la FNTP. Ce sera aussi l'occasion de présenter officiellement les résultats de l'étude menée avec Carbone 4, présentant un état des lieux de l'empreinte carbone des travaux publics et des infrastructures, ainsi que les deux scénarios chiffrés qu'il faudrait mettre en place pour respecter la trajectoire de décarbonation.

 

Candidats et ministres sur place

 

La FNTP a déjà enregistré plus de 6.000 inscriptions pour son Forum du 24 février 2022, alors qu'elle n'en attendait qu'autour de 4.000. "Toutes les conférences du matin sont pleines", ajoute Bruno Cavagné.
Les ministres Clément Beaune et Jean-Baptiste Djebbari devraient se rendre sur place dans la matinée.

 

Côté candidats à la présidentielle, Yannick Jadot, Anne Hidalgo, Valérie Pécresse et Marine Le Pen ont confirmé leur présence lors de ce grand oral. Celle d'Eric Zemmour n'était pas encore certaine à deux jours de l'événement. Fabien Roussel, de son côté, est en déplacement et ne pourra donc pas répondre aux questions de Bruno Cavagné et de Christophe Barbier. Jean-Luc Mélenchon devrait être également absent.

 

Quant à Emmanuel Macron, sa présence était espérée il y a encore peu. Mais l'accélération de la crise en Ukraine a mis à mal ces espoirs. Pas encore candidat, le président de la République ne devrait pas assister à ce grand oral. Une autre forme d'expression serait cependant à l'étude.

 

Quelle vision de la France pour demain?

 

Bruno Cavagné rappelle que dans tous les cas, "la transition écologique nécessite de mettre beaucoup d'argent sur la table". Ainsi, le premier scénario, dit de "sobriété", demande tout de même d'investir 16Mds€ supplémentaires en moyenne par an d'ici à 2050 dans les infrastructures. "Mais il s'agit d'un scénario de décroissance car il implique moins de mobilité, moins de consommation d'énergie, moins de besoins", estime-t-il.

 

 

A l'inverse, le second scénario, "pro-techno", est synonyme de croissance des besoins. "Mais l'innovation permettra de réduire l'empreinte carbone au bout du compte." Plus ambitieux encore, il nécessiterait un financement supplémentaire de 30Mds€ en moyenne par an, jusqu'en 2050 ! A titre personnel, Bruno Cavagné est évidemment plutôt favorable à cette option. Le choix à opérer par les responsables politiques dépendra de leur vision de la France, "même de l'Europe et du monde" pour demain, d'un choix de société, selon lui.

 

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