NEGOCIATIONS. Le Premier ministre a abordé, ce 11 janvier 2018, la question de la réforme de la directive sur le travail détaché avec la députée européenne Elisabeth Morin-Chartier. Dans une interview accordée à France Bleu, l'élue évoque le bras de fer sur un certain nombre de points.

Les négociations au niveau européen se poursuivent dans le cadre de la révision de la directive sur les travailleurs détachés. La rapporteur au Parlement européen sur cette question, Elisabeth Morin-Chartier, a rencontré jeudi 11 janvier 2018 le Premier ministre Edouard Philippe. Dans une interview accordée à nos confrères de France Bleu, elle explique que l'objectif de ce rendez-vous était de "voir les dernières marges de négociations" précisant être "dans la dernière ligne droite". Elle raconte aussi que "le texte du Conseil est très inférieur en terme d'exigences du texte voté par le Parlement Européen" et que son "mandat de négociation", elle ne le tient "pas de la France mais du Parlement Européen."

 

La députée européenne a indiqué "être en train de faire le bras de fer sur un certain nombre de points qui sont extrêmement importants : durée du détachement, respect des accords collectifs, de sous-traitance notamment". Des négociations qui seraient également un peu délicates avec le gouvernement français. Sur France Bleu elle aurait expliqué : "la France a choisi de se battre sur la durée, à mon sens ce n'est pas le bon sujet, il y a des sujets beaucoup plus importants sur les termes de la rémunération, les indemnités, sur le respect des accords collectifs, sur le fait qu'il faudrait y avoir les transporteurs routiers un secteur qui souffre du travail détaché et on le voit sur l' A10, le gouvernement français a reculé là-dessus. Il faut éviter le dumping social entre les salariés et la concurrence déloyale entre les entreprises, si on ne sait pas céder sur le moins important pour gagner le plus important on risque de faire casser complètement le projet de directive : est-ce que la France est prête à supporter la responsabilité d'un échec de la révision de cette directive ? ".

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