Avec un chiffre d'affaires de 1.7 milliard d'euros en 2009 (-17%), Tarkett affiche de belles performances opérationnelles, avec un EBITDA avant éléments exceptionnels de 207.6 M€, soit 12.2% du chiffre d'affaires (+1.1% par rapport à 2008). De même, le groupe enregistre un résultat net à 70.2 M€, tandis que le cash-flow d'exploitation (avant coût des acquisitions stratégiques) atteint 271 M€, en hausse de 41% par rapport à 2008. Ces résultats s'expliquent un niveau d'endettement net du groupe qui a baissé à 271 M€ fin 2009, contre 317 M€ un an avant. Et cela malgré 175 M€ d'investissements stratégiques au cours de l'année. Les frais financiers nets ont aussi connu une baisse, passant de 40.4 M€ en 2008 à 26.3 M€ l'an dernier. « Les actionnaires ont également choisi de ne pas verser de dividendes cette année et de réinvestir dans la croissance du groupe », a ajouté Michel Giannuzzi, Président du Directoire. Avant de préciser que le marché français avait été plutôt épargné par la crise qui a touché le groupe.

 

Renforcer sa position de leader
En 2009, la stratégie de Tarkett était fondée sur le « C4 » : client, cash, coût, engagement vers les salariés et clients. Pour l'année qui vient, le « C5 » traduit la volonté du groupe d'accélérer sa croissance profitable. Et cela passera par la « créativité » pour renforcer la recherche et l'innovation sur fond de respect de l'environnement. Ainsi, en matière d'innovation, Tarkett mise sur l'éco-conception, un concept qui intègre les contraintes écologiques directement dans la conception des produits. Le IQ Natural est le premier exemple de vinyle homogène composé à plus de 75% de constituants naturels et renouvelables. De même, Tarkett a développé une colle aérosol sans solvant (TarkoSpray) ou encore des parquets à base d'espèces de bois à pousse rapide comme le bambou ou l'eucalyptus. L'innovation passe aussi par la maîtrise du design et des tendances, notamment avec un partenariat signé fin 2009 avec l'ENSAD (Arts Déco). Objectif : utiliser les élèves et enseignants chercheurs qui réfléchiront aux sols et matériaux de demain. Enfin, Tarkett se lance dans l'innovation service et révolutionne le marché du revêtement, en proposant son « Floor un a box » (lire article).

 

Quant aux objectifs financiers pour 2010, Michel Giannuzzi a évoqué qu'il n'y aura « pas de reprise des marchés en 2010, et le niveau de 2008 ne sera retrouvé qu'en 2012/2013 ». Il escompte même « un léger retrait de 1 à 2% en 2010 par rapport à 2009 ».
CL

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