RENOUVELABLES. Alors que les éoliennes se sont invitées dans la campagne des élections départementales et régionales, le Sénat a voté le principe d'un droit de veto des maires sur l'implantation d'éoliennes sur leurs communes. La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, conteste et craint des dérives.


Les élections départementales et régionales, dont le premier tour doit avoir lieu ce 20 juin 2021, ont vu les éoliennes s'inviter dans leur campagne, plusieurs partis politiques montant au créneau pour, d'après eux, relayer le mécontentement de nos concitoyens et déplorer une invasion d'aérogénérateurs dans les paysages de l'Hexagone. Mais le sujet a également été mis sur la table du Sénat dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 : la Haute chambre, dominée par la droite, a voté le principe d'un droit de veto des maires sur l'implantation de parcs éoliens sur leurs communes, contre l'avis de la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili.

 

C'est lors de l'examen en première lecture du projet de loi Climat et résilience, issu des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, que les sénateurs ont adopté un amendement LR prévoyant une délibération du conseil municipal sur les projets d'implantation, avec également la possibilité de le soumettre à un référendum local. "Qui mieux que le conseil municipal peut prendre une décision de cette nature ?", a plaidé Édouard Courtial, parlementaire LR de l'Oise. La rapporteure du texte de loi, la sénatrice LR des Yvelines Marta de Cidrac, l'a aussi soutenu, soulignant pour sa part que l'amendement "répond à une demande forte des élus locaux, démunis face à l'implantation de parcs éoliens".
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