INFRASTRUCTURES. L'échangeur entre l'A1 et l'A86, à proximité du futur Village olympique, au nord de Paris, fait l'objet d'une opposition d'associations notamment de parents d'élèves et d'habitants du quartier. Suite au rejet de leur requête par la Cour administrative d'appel, ils ont déposé un recours devant le Conseil d'Etat.

Les opposants au projet d'aménagement d'échangeurs autoroutiers à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), qui doivent notamment desservir le village des athlètes des Jeaux olympiques de 2024, ont déposé un recours devant le Conseil d'Etat. Le pourvoi "a été déposé le 4 décembre devant le Conseil d'État", a annoncé Me Coline Robert, conseil des quinze requérants, parmi lesquels des riverains et des parents d'élèves, vivement opposés au projet.

 

La décision de se pourvoir devant la plus haute juridiction administrative en France s'inscrit dans le combat judiciaire entamé contre la reconfiguration des nœuds routiers au niveau des quartiers Pleyel (A86) et Porte de Paris (A1). Le futur aménagement permettra de fluidifier l'accès au village olympique, qui se déploiera en partie à Saint-Denis. Il doit répondre à des enjeux d'efficacité et de sécurité, surtout pour les délégations "très exposées", avait souligné le 15 octobre Nicolas Ferrand, directeur général de la société de livraison des ouvrages olympiques (Solidéo).

 

Inconvénients considérés comme "pas excessifs"

 

Les opposants estiment qu'il met en péril leur santé et celle de quelque 700 enfants scolarisés dans une école primaire du quartier Pleyel, à cause du surcroît de pollution engendrée. Ils avaient obtenu la suspension des travaux lors d'une audience en référé, en mai. Mais le 22 octobre, la Cour administrative d'appel de Paris, suivant les conclusions du ministère de la Transition écologique, avait donné le feu vert au démarrage des travaux, jugeant que les "inconvénients" du projet n'apparaissaient pas "excessifs".

 

"Tout en reconnaissant les impacts sanitaires du projet, les juges l'ont validé alors que celui-ci ne contient aucune mesure de nature à éviter ou limiter ses effets", a estimé Me Robert, expliquant que l'arrêt "manifeste une incompréhension du dossier qu'il est impératif de corriger". Le pourvoi devant le Conseil d'Etat n'étant toutefois pas suspensif, il n'empêche pas le chantier de se poursuivre.

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