Ce mercredi, le Conseil supérieur de l'énergie examine le projet d'arrêté tarifaire transmis par l'administration et évoqué, il y a quelques jours, par le premier ministre François Fillon. Ses déclarations avaient déjà provoqué l'émoi au sein de la filière, alors qu'il annonçait le maintien de 500 MWc de projets annuels, mais surtout la baisse de 20% des tarifs de rachat d'électricité.
Vendredi dernier, les professionnels faisaient part de leur inquiétude, rappelant l'inéluctable perte de 25.000 emplois si le texte était maintenu en l'état. Ce lundi, ils réclamaient d'une seule voix l'amendement du projet de texte qui sera entre les mains du Conseil supérieur de l'énergie, et demandaient « solennellement au gouvernement de réaffirmer son ambition pour la filière ».
« La France ne doit pas devenir le pays du soleil couchant ! », ont déclaré les seize organisations de professionnels*, qui s'interrogent désormais sur l'utilité de la concertation menée durant près de trois mois puisqu'aucune de leurs propositions ne semble avoir été retenue dans le projet de texte évoqué par François Fillon. De son côté, le groupement représentant les particuliers producteurs d'électricité solaire parle d'une « concertation mascarade ». Au final, c'est en chœur qu'ils dénoncent le manque d'ambition du gouvernement pour la filière, ainsi que le « manque de vision de l'extraordinaire potentiel énergétique et industriel du photovoltaïque pour notre pays (…) ».
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