En avril dernier, nos confrères d'Europe 1 faisaient état d'une pollution de la Seine au béton, depuis la centrale de Vinci Construction alimentant le chantier Eole à Nanterre. Selon la chaîne de radio, des toupies de la filiale du major de BTP auraient laissé s'écouler des eaux de nettoyage dans une fosse, découlant directement sur la Seine.
Face à un fait de pollution avec des conséquences immédiates sur l'environnement fluvial, Vinci Construction avait regretté "un incident anormal et involontaire", assurant que le groupe de BTP diligenterait une enquête interne.
Ce 27 mai, Vinci affirme qu'"aucun béton n'a été déversé" dans la Seine: "les premières constations sur place ont permis de montrer que les écoulements (...) mais de l'eau grise chargée de sable et de traces de ciment désactivé, c'est-à-dire ayant perdu ses capacités d'adhésion".
"Moins de 5m3" de matière déversée
La filiale de construction fait valoir que les dépôts de sable et de ciment ont atteint un pied de quai dans la lite de la Seine, et estime la quantité de matière déversée à "moins de 5 m3". Selon les prélèvements commandés, "les matériaux prélevés sont inertes et les échantillons d'eau ne présentent aucune trace de pollution anormale en lien avec l'incident".
A l'issue de cet accident environnemental, la Région Ile-de-France avait voté une suspension de ses financements au chantier d'Eole, de 175 millions d'euros, dans l'attente "de la remise en état intégrale de l'écosystème du lit de la Seine et de ses abords".
Lina Trabelsi
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