RÉNOVATION. Le remplacement des anciennes fenêtres aurait démontré son efficacité dans les simulations thermiques exécutées pour l'étude Ademe-CSTB. En conséquence de quoi, le pôle Fenêtre formule une liste de propositions en vue de la réintégration de ce type de travaux dans le Crédit d'impôts Transition énergétique 2019.

On en sait un peu plus sur l'étude Ademe-CSTB, présentée au Conseil supérieur de la construction le 16 octobre dernier. Le pôle Fenêtre de la FFB révèle différents éléments, notamment que ce document, commandé par la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC) et la Direction de l'Habitat, l'urbanisme et les paysages (DHUP), est basé sur l'évaluation d'une trentaine de gestes de rénovation différents, dont les travaux d'isolation des parois opaques et le remplacement des parois vitrées. Les travaux auraient été menés entre les mois de décembre 2017 et mars 2018, reposant sur de très nombreuses simulations thermiques (près de 7.000) sur différents modèles de logements "représentatifs" afin d'évaluer l'impact des interventions choisies sur les consommations énergétiques finales et calculer ainsi les économies réalisées.

 

Le pôle Fenêtre de la Fédération française du bâtiment (FFB) précise : "Les résultats pour les gestes d'isolation des parois opaques et des parois vitrées sont clairs : l'économie d'énergie d'un mètre carré d'une fenêtre performante en remplacement d'une ancienne fenêtre simple vitrage est directement comparable à l'économie d'un mètre carré d'isolation des combles ou des murs". La quantité d'énergie économisée dépasserait ainsi les 1.700 kWh/h par m² de composant et seule l'ITE ferait mieux avec 2.000 kWh/h. Mais le pôle Fenêtre ajoute que la suppression des fuites d'air liée au remplacement d'une vieille menuiserie apporterait un surcroît de performance non évalué dans l'étude.

 

La filière réclame donc la réintégration de ces travaux dans le cadre du CITE 2019. Elle propose tout d'abord que le remplacement des anciennes fenêtres soit à nouveau éligible dans le cas de dépose d'un simple vitrage et d'une pose de fenêtres performantes. Elle avance ensuite un taux de remboursement de 15 % et soumet enfin l'idée d'un montant d'aide plafonné à 100 € TTC par fenêtre remplacée, afin d'éviter un effet d'aubaine pour des produits trop coûteux. Le pôle Fenêtre de la FFB a chiffré à moins de 100 M€ le coût de toutes ces mesures pour l'Etat, le montant maximal par fenêtre garantissant une maîtrise de l'enveloppe budgétaire allouée au CITE.

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