Lo Siu-lan, locataire de 67 ans, a demandé, devant la Cour d'appel de Hong-Kong, l'annulation d'un placement immobilier en Bourse de trois milliards de dollars.

Le Real estate investment trust (REIT) prévoyait de mettre sur le marché 180 centres commerciaux et 79.000 places de parking détenus par les autorités du logement de Hong Kong. A 23 milliards de dollars de Hong Kong (3 mds USD), il avait suscité un vif intérêt, notamment parmi les petits investisseurs --près d'un Hongkongais sur dix ayant souscrit des actions. Mais la plainte de Mme Lo avait contraint les autorités hongkongaises à repousser sine die le placement prévu en décembre, dans l'attente d'une décision de justice.

Mme Lo estime que cette privatisation immobilière sous-évalue le parc de la ville et pourrait entraîner une hausse des loyers. Cette bataille judiciaire avait représenté un sérieux et surprenant revers pour la métropole économique et financière hongkongaises qui avait présenté le REIT à grands renforts de publicité. L'échec du placement avait également été une des raisons avancées pour expliquer la démission, le mois dernier, de l'ancien chef de l'exécutif de Hong Kong, Tung Chee-hwa. Andrew To, un politicien qui soutient Mme Lo, a assuré que deux experts britanniques avaient été contactés et qu'ils avaient estimé que le dossier était recevable. «La plainte remet en question la légalité de la vente», a-t-il expliqué.

Les Autorités du logement de Hong Kong, agence publique propriétaire du parc immobilier à privatiser, a dit dans un communiqué «attendre avec impatience une conclusion rapide du processus juridique, dans la perspective de lancer de nouveau l'introduction en Bourse aussi vite que faire se peut».

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