Selon un rapport du centre d’études et de recherche sur les qualifications concernant la génération 2001 (étudiants ayant terminé leurs études en 2001), trois ans après être sortis du système scolaire, près d’un jeune homme sur deux habitent toujours chez ses parents en France.

Un chiffre conforté et accentué par l’observatoire régional de l’emploi et de la formation d’Ile de France* qui vient de dévoiler des chiffres surprenant pour l’année 2004.En Ile-de-France, le pourcentage de «Tanguy» atteindrait les 60% contre seulement 44% pour les jeunes filles. De même, les jeunes hommes sont deux fois moins nombreux que les filles à vivre en couple.

La situation résidentielle dépend également du niveau de formation. Ainsi, les jeunes peu qualifiés et donc moins âgés restent majoritairement chez leurs parents. La situation professionnelle est un critère important qui influe sur le mode d’habitat des jeunes et leur prise d’autonomie. En effet, les garçons qui résident encore chez leurs parents sont presque quatre fois plus souvent au chômage que ceux qui vivent en couple. Toutefois, les jeunes en Ile-de-France possèdent un niveau d’études plus élevé que ceux de Province et sont plus âgés d’un an, et pourtant, ils sont bien plus nombreux à vivre chez leurs parents trois ans après leur entrée dans la vie active. Par exemple, 42% des «bac + 2» âgés en moyenne de 26 ans sont toujours chez «papa-maman». Ce phénomène très particulier à l’Ile de France s’explique surtout par les coûts des loyers qui sont de plus en plus onéreux. A cela s’ajoute le confort et la facilité à rester chez ses parents.



* Etude menée en 2004 par l'observatoire régional de l'emploi et de la formation d'Ile-de-France auprès de 10 000 jeunes ayant achevé leurs études trois ans plus tôt
Céline Galoffre

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