RÉFLEXION. Les élus de la ville de Paris ont voté à l'unanimité la mise en place d'un groupe de travail pour réfléchir à la question du périphérique. Accusé de couper la capitale de sa banlieue, il est la voie routière la plus fréquentée d'Europe.

La ville de Paris et ses élus veulent se pencher sur la question du boulevard périphérique. La voie routière longue de 35 km, qui est la plus fréquentée d'Europe (1,2 million de véhicules par jour), est considérée comme une "blessure physique et psychologique" coupant la capitale de sa banlieue. Le conseil de Paris a voté le mercredi 4 juillet 2018, la mise en place d'une mission d'information et d'évaluation menée par Laurence Gotlib (PRG). Ce groupe, constitué d'élus de tous bords, interrogera entre autres des experts et des usagers pour élaborer des "perspectives de changements" à rendre en février 2019.

 

A l'approche des Jeux Olympiques de 2024, une consultation internationale a été lancée, le 24 mai 2018, pour étudier la circulation sur les autoroutes franciliennes, dont le périphérique. L'architecte Roland Castro, chargé par Emmanuel Macron d'une mission de réflexion sur le Grand Paris, songeait dès le 13 juin 2018 sur Batiactu, à "gommer le périphérique et cesser d'en faire une barrière". Autre solution envisagée, des manifestations d'art contemporain prendront place sur certaines portions du boulevard durant l'édition 2019 de la Nuit Blanche. Inauguré en 1973, il est aujourd'hui symbole de bruit et de pollution, notamment pour les 160.000 personnes vivant aux alentours.

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