Ludovic Thiébaux, responsable Marketing pour GRDF, évoque les systèmes hybrides et les PAC gaz : "Il y a déjà une offre chez plusieurs industriels pour des chaudières hybrides d'une puissance inférieure à 4 kWe (non réversibles) pour des installations domestiques. Il y a également des chauffe-eau thermodynamiques hybrides avec un volume de ballon inférieur à 200 litres qui arriveront prochainement. Les PAC gaz sont déjà commercialisées, avec différentes technologies, selon les usages : zéolithe pour des puissances de l'ordre de 15 kWchaleur, PAC à absorption pour des puissances de 40 kWchaleur et 17 kWfroid, et des PAC moteur pour des puissances allant jusqu'à 240 kWchaleur et 130 kWfroid". A l'avenir, l'expert entrevoit l'arrivée sur le marché de machines à absorption d'une puissance plus limitée, d'environ 18 kWchaleur, ce qui restera tout de même supérieur aux besoins d'une maison individuelle. Et lui aussi mise sur plusieurs technologies émergentes comme le fluide CO2 ou la PAC moteur récupérant la chaleur fatale des eaux grises pour produire de l'eau chaude sanitaire et du chauffage.

 

De nombreux bénéfices pourront en être tirés, selon les spécialistes : "Il est aisé de répondre à la RT2012 en combinant gaz et énergie renouvelable. Les hybrides permettent une utilisation de l'énergie la plus performante et augmentent la part des EnR, si leur dimensionnement est optimisé, ce qui améliore la rentabilité et diminue les factures". Les PAC absorption gaz seraient les plus performantes, avec un rendement annuel moyen supérieur à 130 %. De quoi limiter les consommations et réduire les émissions de CO2 en utilisant une électricité peu carbonée. In fine, il sera même possible d'éviter certains investissements dans les réseaux de gaz ou d'électricité en diminuant les besoins des logements. Une complémentarité des énergies qui pourrait s'avérer gagnante.

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