EXPLICATIONS. La ministre déléguée au Logement, Emmanuelle Wargon, a une nouvelle fois assuré qu'elle soutenait le modèle de la maison individuelle d'aujourd'hui et de demain, lors de la séance des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale, ce 19 octobre 2021.

"Je soutiens le modèle de la maison individuelle." La ministre déléguée au Logement, Emmanuelle Wargon, a un fois de plus précisé sa pensée à la suite de la polémique déclenchée par ses propos du 14 octobre dernier sur l'habitat individuel. Interpellée, lors de la séance des questions au gouvernement, par le député LR Thibault Bazin, elle a affirmé qu'elle s'attaquait non pas à la maison individuelle en tant que telle, mais à l'urbanisme des années 60 et 70. "Qui peut dire que ce modèle, avec des lotissements de plus en plus éloignés des villes en périphérie, correspond aux rêves des Français ?", a-t-elle questionné, dans une ambiance chahutée. Ce modèle néfaste aurait "contribué à la désertification des centre ville", et les gouvernements précédents n'auraient "rien fait pour lutter contre ce phénomène". "Il a fallu attendre le lancement du programme Action cœur de ville de ce gouvernement pour soutenir ces centres villes", a-t-elle assené.

 

La maison a "toute sa place" dans le logement des Français

 

La ministre a également rappelé le sens de ses propos d'un point de vue environnemental, dans la mesure où la France aurait perdu "25% de surfaces agricoles depuis 1960". Tout en assurant que "la maison [avait] toute sa place dans le logement des Français d'aujourd'hui et de demain". "La question, c'est : où les construit-on ? Comment les construit-on et les rénove-t-on ?" Elle a rappelé au député LR le succès de MaPrimeRénov', qui concerne en grande majorité des travaux de rénovation énergétique effectués dans l'habitat individuel.

 

Thibault Bazin avait rebondi sur la désormais célèbre phrase de la ministre, prononcée le 14 octobre dernier, sur le fait que le modèle du pavillon avec jardin n'était "plus soutenable en France". "La maison individuelle peut être écologique, les constructeurs ne vous ont pas attendu pour employer des matériaux biosourcés", a-t-il tempêté. "Et elle peut également être accessible économiquement, encore ne faut-il pas raboter les dispositifs d'accession à la propriété comme votre gouvernement l'a fait depuis le début du quinquennat sur 95% du territoire." Le parlementaire faisant ici référence à la diminution de la quotité du PTZ en zone B2 et C (ou "zones rurales") de 40% à 20%.

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