"Mettre en valeur ce qui avait déjà été bien fait", c'est la mission que s'est donné Adrien Royer, architecte de l'agence Asar, en s'attachant à la rénovation de cette ancienne maison d'architecte datée des années quatre-vingt dix, située en région parisienne. Au menu de son cahier des charges : remise aux normes de la RT 2012 ; préservation des lignes architecturales de l'existant ; valoriser la spatialité des lieux.
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Carine Lauga
Façade extérieure

"Cette maison était plutôt moderne par son aspect extérieur, mais horriblement conventionnelle à l'intérieur", se souvient Adrien Royer. Son idée ? Refaire toute les transparences et apporter une réorganisation complète des lieux. Pour cela, il décide de ne rien toucher à la structure, au contraire de la rendre apparente, et de créer un maximum de percements pour éclairer l'habitat.
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Façade vitrée

"A l'origine, il y avait plein de petites pièces, avec une multitude d'espaces. A l'étage, se trouvaient un grand espace commun, où les enfants pouvaient jouer, mais aussi des chambres à coucher très réduites", nous explique l'architecte. Une réorganisation totale s'imposait donc pour redonner de la spatialité à l'endroit. Ainsi, la maison en R+1 a gagné un niveau supplémentaire grâce au réaménagement du demi-sous-sol qui est devenu une chambre parentale avec salle de bains.
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Espaces peu fonctionnels

"Nous avons ôté toutes les opacités", rappelle Adrien Royer. Mais pas question de toucher aux façades et à leurs menuiseries. "C'est une maison moderne, cela veut dire que l'on doit y lire la structure. C'est la raison pour laquelle, nous avons déposé tout ce qui n'était pas porteur et procédé à de nombreux percements", ajoute-t-il. L'objectif principal du maître d'œuvre était de ne surtout pas dénaturer l'existant, pour préserver l'identité de la maison et la patte de l'architecte qui l'a imaginée.
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Intérieur désuet

Un des points importants de cette rénovation, c'est la mise en conformité avec la Réglementation Thermique 2012. Désormais labellisée BBC, la maison a notamment subi de lourds travaux d'isolation. "Il nous était impossible de faire de l'isolation thermique par l'extérieur, aussi avons-nous repris toute l'isolation intérieur, quitte à perdre de la surface", note Adrien Royer. Les planchers ont été doublés en épaisseur afin d'être le mieux isolé possible et limiter au maximum les ponts thermiques. Idem pour les murs. "Nous avons perdu environ 16 cm en périphérie intérieure, constate l'architecte, mais au final, l'ensemble est une boîte thermique plutôt performante".
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Cloisons superflues

Côté équipements, l'ancienne chaudière à gaz à condensation a été conservée, le triple vitrage qui datait d'environ 4 ou 5 ans n'a pas été changé, tandis que pour apporter le maximum de confort aux habitants, une ventilation double flux a été installée.
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Le jour et la nuit

Quant aux nouveaux coloris adoptés pour l'intérieur de la maison, l'architecte a préconisé le blanc et le gris pour leur sobriété et leur durée dans le temps. Les parquets sont en bois massif, conférant un aspect chaleureux à l'ensemble. L'extérieur, pour sa part, subit actuellement une transformation, "histoire d'harmoniser le tout et rendre toute son identité à cette maison", conclut Adrien Royer.
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Et la lumière fut !

Le blanc et le gris, les deux couleurs qui priment dans cet intérieur, entièrement réaménagé. L'entrée de la lumière dans l'habitat était une priorité des clients et de l'architecte.
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Transparences

En déposant les cloisons non porteuses, l'architecte a conservé l'existant tout en lui apportant une seconde vie.
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Structure apparente

Ne pas dénaturer les lieux, tel était le leitmotiv d'Adrien Royer, architecte de l'agence parisienne Asar.
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