Le 8 juin dernier, la ville lozérienne de Saint-Chély-d'Apcher a donc inauguré son réseau urbain de chaleur alimenté par l'énergie récupérée de l'usine d'ArcelorMittal située sur son territoire. Concrètement, le processus consiste à collecter la chaleur dégagée par le site sidérurgique durant la phase de refroidissement de l'acier, une chaleur qui était jusqu'ici perdue. Une partie de cette énergie subvient désormais aux besoins de l'usine, lui permettant ainsi de réduire ses consommations d'énergie fossile et ses émissions de CO2, tandis que le reste est acheminé jusqu'au réseau de chauffage de la ville, lequel alimente 55 bâtiments (commerces, logements, services publics, etc).
D'un montant de 5,6 millions d'euros, ce projet doit être en mesure de couvrir les besoins énergétiques équivalant à 1.150 logements - pour information, la population locale est de plus de 4.000 habitants. C'est le groupe Kyotherm qui a porté ce projet, en tant que spécialiste du financement d'opérations dans le domaine de la production de chaleur renouvelable. Grâce à des aides de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et de la région Occitanie, ArcelorMittal et Kyotherm ont sollicité Schneider Electric pour les phases de conception et construction des installations. Ces dernières sont en mesure de récupérer jusqu'à 4,8 MW de chaleur.
Avec AFP
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