C'est ce mercredi 1er octobre qu'a démarré l'examen à l'Assemblée du projet de loi sur la Transition énergétique défendu par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal. Du plafonnement de la capacité nucléaire à la rénovation des immeubles, en passant par le financement, les discussions s'annoncent vives.

La ministre de l'Écologie et de l'Énergie, Ségolène Royal, en est convaincue : sa loi sur la transition énergétique "changera la vie des Français", qui dépensent toujours plus pour se chauffer et se déplacer -3.210 euros par foyer en 2013-, a-t-elle insisté , ce mercredi 1er octobre, lors de la présentation de son projet de loi en séance publique à l'Assemblée nationale. "J'ai voulu être à l'écoute de tous les points de vue, avec le souci de trouver des points de convergence", a-t-elle signalé dans son discours.

 

Fruit de deux ans de travaux préparatoires, ce projet de loi vise à alléger la facture énergétique de la France tout en réduisant sa dépendance au nucléaire et aux énergies fossiles.

Des objectifs ambitieux

Le texte prévoit de réduire la consommation énergétique finale de 50 % en 2050 par rapport à 2012 ; diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2050 ; porter le rythme annuel de baisse de l'intensité énergétique finale à 2,5% d'ici à 2030; réduire la consommation d'énergies fossiles de 30% en 2030 par rapport à 2012; porter la part des énergies renouvelables à 23% de notre consommation énergétique finale brute en 2020 et à 32% en 2030 (elle était de 13,7% en 2012). Le texte vise également une réduction de la la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75% à 50% à l'horizon 2025. Dans les trois ans qui viennent, la transition énergétique pour la croissance verte peut générer 100.000 emplois nouveaux, selon le Gouvernement.

"Comment ne pas voir que la transition énergétique rapporte ? "

Au total, "10 milliards d'euros de financements seront mobilisés", a affirmé de nouveau Ségolène Royal. Plusieurs voix se sont déjà élevées pour dénoncer ce montant en période de difficultés budgétaires. Mais cette dernière récuse l'idée que la transition énergétique serait coûteuse. Et de conclure ce mercredi à l'égard des députés indécis : "Certains s'interrogent sur les financements, mais comment ne pas voir que la transition énergétique rapporte !"

 

A noter que l'examen du projet de loi de la transition énergétique se fera dans le cadre d'une procédure accélérée (une seule lecture par chambre). Il doit se dérouler en deux temps : une discussion générale achevée ce mercredi, puis un débat sur les 64 articles du lundi 6 au vendredi 10 octobre. Les échanges promettent d'être vifs et animés, tant les objectifs et les moyens fixés par le Gouvernement suscitent des réactions.

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