DIAPORAMA. Parmi les défis à relever en termes d'organisation de la société, le vieillissement de la population impose de réfléchir sur les modes d'hébergement qu'il convient de développer en accord avec les besoins des personnes âgées. Un dossier réalisé par le cabinet Développement Construction.

LE VIEILLISSEMENT DE LA POPULATION : UN PHÉNOMENE INÉLUCTABLE, AMENÉ A S'AMPLIFIER

 

Les 60 ans et plus forment aujourd'hui un ensemble de près de 15,3 millions d'individus, soit 24 % de la population de la France métropolitaine (les 75 ans et plus approchant les 6 millions de personnes). Ils ne représentaient que 17 % de la population au début des années 80.
Ce segment de population s'est accru de 67 % au cours de ces 23 dernières années quand, dans le même temps, la dynamique de croissance de la population française prise dans son ensemble s'est révélée sensiblement plus modérée (+ 18,6 %).

 

Selon les dernières projections de population de l'INSEE, si les tendances démographiques récentes se maintiennent, le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus augmenterait encore fortement jusqu'en 2035, avec l'arrivée dans ces tranches d'âge des générations issues du baby-boom. Entre 2035 et 2050, la part des 60 ans et plus devrait continuer de progresser, mais plus modérément. Ainsi, en 2050, pratiquement une personne sur trois aurait plus de 60 ans. Ce segment de population formerait un ensemble de 23-23,1 millions de personnes, représentant un peu plus de 6 millions de personnes supplémentaires par rapport à aujourd'hui.

LE MAINTIEN À DOMICILE EST REVENDIQUÉ PAR LE PLUS GRAND NOMBRE DES SÉNIORS
Le vieillissement de la population est donc un phénomène amené à s'amplifier sur le moyen long terme. Il soulève de nombreuses questions d'ordre médical, économique et social…
Parmi les défis de l'avancée en âge figure notamment celui de l'habitat, étant précisé que la très grande majorité des personnes âgées exprime le souhait de rester à domicile le plus longtemps possible, y compris après que soient apparus les premiers signes de la faiblesse physique ou psychique.
Et au-delà de la déclaration, il s'agit d'une vérité constatée, puisque avant 85 ans, 95 % des séniors vivent à domicile. Passé les 85 ans, ils sont encore 75 % à vivre à domicile, contre 25 % à résider en institution.
Si le maintien à domicile est revendiqué par le plus grand nombre, encore faut-il que l'habitat soit adapté au degré d'autonomie afin, précisément, de prolonger le plus longtemps possible le maintien dans cette forme d'hébergement.

 

Notre réflexion sur la problématique du vieillissement et l'adaptation de l'habitat aux séniors a permis de dégager 2 constats :

 

- d'une part, la vieillesse est désormais "plurielle". On peut la scinder en 3 situations d'âge assez distinctes, chacune de ces situations induisant des changements de comportement des séniors en matière de logement ;
- d'autre part, l'hégémonie des 2 formes traditionnelles d'hébergement pour personnes âgées -le domicile et l'établissement spécialisé- dont on peut penser qu'elle n'est plus véritablement adaptée à la société française d'aujourd'hui.

 


LA VIEILLESSE EST « PLURIELLE », GÉNÉRANT DES BESOINS DIFFERENCIÉS EN MATIÈRE D'HABITAT
La vieillesse ne correspond plus aujourd'hui à un public homogène, la progressivité du vieillissement s'observe. Les 20 ou 30 ans de la vie après le départ en retraite sont progressivement différenciés :
- les 60-75 ans, tranche d'âge constituée des séniors actifs, désireux d'indépendance mais également soucieux de sécurité et d'animation, notamment pour ce qui relève des personnes âgées de 70 à 75 ans ;
- les 75-85 ans, l'âge des « poly-mini-handicaps sensoriels» (auditif et visuel pour les plus courants) mais encore celui de l'autonomie.

 

Cette phase démarre peu à peu au moment où les soucis de santé et le poids des années commencent à limiter le dynamisme de la phase précédente. C'est aussi le moment où la solidarité familiale commence à s'inverser : d'aidants (financiers, quotidiens, …) les personnes âgées deviennent de plus en plus aidées ;
- les plus de 85 ans, qui abordent les problèmes de la dépendance. 

 

Ce sont les transitions entre ces trois âges de la vieillesse qui posent problème ou soulèvent des interrogations aux retraités sur leur habitat.
En particulier le passage du 1er au 2ème âge de la vieillesse… La personne commence à prendre conscience de sa propre fragilité, même si elle demeure encore totalement autonome. C'est à ce moment charnière, en général à partir de 75 ans, qu'elle commence à anticiper une perte éventuelle d'autonomie et décide de prendre des mesures pour faire face aux premiers désagréments inhérents à l'âge et au risque d'isolement. La personne est alors susceptible de décider un réaménagement de son logement pour l'adapter à certaines difficultés et/ou handicaps qui pourraient survenir, ou encore de développer une « mobilité de précaution » la conduisant à rechercher un logement plus adapté, plus sécurisé, plus proche du centre-ville ou des zones commerciales.
L'habitat devient alors un élément central, qui va influer à la fois sur la préservation de son autonomie et du lien social.

 

Enfin, la transition du 2ème au 3ème temps de la vieillesse interviendra souvent dans des situations de crise : une chute, une maladie, la perte d'un être proche, qui transformeront les fragilités, dont la personne âgée s'accommodait, en perte d'autonomie plus ou moins progressive.

 

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Dossier réalisé avec
Développement construction
Développement construction © Développement Construction

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