Malgré des coupes budgétaires dans le secteur des travaux publics, l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf) vient de doubler son budget en passant de 597,5 millions d'euros en 2014 à 1,39 milliard cette année. Au final, 99 projets vont désormais pouvoir se partager 450 millions d'euros de subventions.

Malgré des coupes budgétaires annoncées dans le secteur des travaux publics, l'Agence de financement des infrastructures de France (Afitf) se réjouit de son dernier cadeau de Noël. Son budget va, en effet, plus que doubler, pour passer de 597,5 millions d'euros en 2014 à 1,39 milliard cette année, a annoncé l'organisme dans un communiqué, dans la foulée de son conseil d'administration, le 16 décembre 2014.

 

Un communiqué qui précise notamment qu'"après deux années marquées par les difficultés de mise en œuvre de l'écotaxe, l'Afitf retrouvera en 2015 un budget plus conforme à ses besoins, avec l'affectation d'une recette nouvelle décidée par la loi de finances : une augmentation de 2 centimes d'euros par litre de gazole sur les véhicules légers et de 4 centimes sur les poids lourds". Cette mesure va lui apporter une recette supplémentaire de 1,13 milliard d'euros.

Financer les projets prévus par les contrats de plan (CPER) signés entre l'Etat et les régions

Pour rappel, les reports successifs de l'écotaxe, puis sa suspension et finalement son abandon, avaient laissé en suspens des projets de transports en commun qui devaient être subventionnés par l'Afitf.
De plus, le conseil d'administration de l'Afitf a voté le budget rectificatif de 2014, qui "acte une légère augmentation globale des recettes affectées, la hausse de la redevance domaniale et celle de la taxe d'aménagement du territoire par rapport aux prévisions initiales faisant plus que compenser la baisse prévisionnelle du produit des amendes radar", note l'Afitf.

450 millions d'euros en faveur de 99 projets

Ces recettes permettront ainsi de financer les projets prévus par les contrats de plan (CPER) signés entre l'Etat et les régions et Programmes de modernisation des itinéraires routiers (PDMI) ainsi que le troisième appel à projets de transport collectif en site propre, et un certain nombre de crédits destinés à la maintenance et l'entretien des infrastructures. C'est notamment le cas de la maintenance des dispositifs de sécurité dans les tunnels et de l'entretien des réseaux routiers, précise l'agence. Avant de souligner qu'"un effort particulier est fait pour les paiements en faveur de RFF au titre des chantiers de LGV en cours." D'ailleurs, 99 projets vont désormais pouvoir se partager 450 millions d'euros de subventions, ajoute l'organisme.

 

Enfin, le conseil d'administration de l'organisme a approuvé une convention d'un montant de 618 millions d'euros pour le développement, la régénération et la mise en sécurité du réseau national, et une convention de 28 millions d'euros pour les aménagements prioritaires de la Route Centre-Europe Atlantique (un itinéraire constitué par un ensemble de routes traversant la France d'est en ouest), pour sa partie située en Saône-et-Loire pour un montant de 28 millions d'euros.

 

Les opérations non routières, elles, se voient attribuer une convention de 433 millions de fonds de concours, conclut le communiqué. Y figurent en particulier 190 millions pour le volet ferroviaire des contrats de plan et 160 millions au titre du plan de mobilisation pour les transports collectifs en Ile-de-France.

 


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