Depuis quatre mois, déjà, les cinq courts rénovés du Tennis Club de Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine) sont baignés par une lumière homogène, sans éblouir les joueurs. En conservant la charpente existante du bâtiment sur une surface de 3.200 m², les architectes de l'agence Spoutnik parisienne sont parvenus à ajouter une dimension pratique au projet de rénovation avec une surface plus lumineuse.
"Une double courbure inversée"
"En se basant sur la structure de toit existante, on a apporté, ici, une touche de légèreté en remplaçant les plaques de polyester et d'acier par une membrane composite, plus lumineuse et à l'esthétique plus organique", nous signale le porteur du projet Yves Mahieu de l'agence Spoutnik Architecture.
Et de poursuivre : "L'idée était clairement de s'adapter à l'existant afin d'éviter la démolition. Nous avons ainsi joué à la fois la carte économique et environnementale en conservant la structure d'origine avec ses arcs en bois lamellé-collé tout en y ajoutant les arcs métalliques afin d'obtenir une géométrie compatible avec un projet en membrane tendue à double courbure inversée."
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Sébastien Chabas
Avant la rénovation

La maîtrise d'ouvrage, Tennis Club de Bourg-la-Reine, avait, en effet, exprimé le souhait de remplacer le bac acier qui fuyait par une membrane composite étanche. Ainsi, l'ancienne toiture en bac acier et plaques de polyester, "sombre et dégradée", a été déposée en septembre 2013 pour laisser place à une membrane composite enduite PVC blanche - Précontraint 1202 S2- conçue par le groupe rhônalpin Serge Ferrari.
Des fils polyester de haute ténacité
"Elle résiste au final sans renfort à la déchirure et son armature - composée de fils polyester haute ténacité - garantit sa solidité face à la neige et même en cas de tempête", explique Yves Mahieu. Son traitement de surface S2 optimise également la performance des alliages PVDF (polyvinylidène fluoré) et limite l'adhérence des pollutions-salissures, précise de son côté le concepteur.
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Après la rénovation

La particularité de la pose ? Elle a été mise en place par 8 techniciens de l'entreprise ACS production Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique), -spécialisée dans la fabrication de toiles tendues- par un double laçage et fixée sur tubes métalliques intégrés à la charpente. "Concernant l'intégration des doubles bavettes d'étanchéité, la soudure à chaud a été effectuée sur le site", note Yves Mahieu.
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Sébastien Chabas
Une membrane composite Précontraint

Par ailleurs, le bardage métallique en partie basse a été remplacé par un bardage neuf. "De plus par l'assimilation de la toiture aux nuages, le bâtiment rénové s'insère dans son contexte avec délicatesse et poésie", conclut l'architecte.
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Sébastien Chabas
Une membrane composite

Maîtrise d'œuvre : Spoutnik Architecture & Asteo BE Structure
Existant : Marc Mora Architecte
Membrane composite Précontraint® 1202 S2 de Serge Ferrari :
3.800 m² en couverture (36 modules de 100 m2 en moyenne)
Mise en œuvre de la membrane composite : ACS Production
Durée de mise en œuvre : Juillet-août 2013
Intervention sur site de 8 techniciens d'ACS Production (Montoir-de-Bretagne, Loire-Atlantique)
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Livraison et inauguration : Septembre 2013
Montant des travaux : 1 million d'euros
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Stabilité et planéité

La stabilité est obtenue grâce à la double courbure inversée.
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3.800 m² en couverture

3.800 m² en couverture, soit 36 modules de 100 m² environ.
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Une durée de vie de 30 ans

Une durée de vie de la membrane estimée à plus de 30 ans, d'après le concepteur.
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Maître d'ouvrage : Tennis Club de Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine)