Le cimentier italien est toujours en déficit : malgré un chiffre d'affaires en progression, supérieur même aux attentes des analystes, l'équilibre n'est pas atteint. Les pertes enregistrées en 2015 ont dépassé les 69 millions d'euros. Précisions.

Engagé dans un processus de rachat par HeidelbergCement, le groupe cimentier italien Italcementi a publié un bilan 2015 en demi-teinte. Si ses ventes ont bien progressé (+3,5 %) avec un chiffre d'affaires de 4,3 milliards d'euros (soit +1,2 % au-delà des prévisions formulées par les analystes financiers), cela n'a pas été suffisant pour renouer avec les bénéfices. L'industriel transalpin affichait déjà un bilan négatif de -48,9 M€ en 2014, et ces pertes se sont accentuées en 2015, atteignant les -69,3 M€. Les résultats opérationnels sont également en baisse, à l'image du résultat brut d'exploitation, à 584 M€ (-10,3 %), tandis que l'endettement est en très légère hausse, à 2,169 Mrds € (+0,6 %).

 

Améliorer les dépenses opérationnelles

 

Le groupe avait annoncé, au mois de novembre dernier, faire face à des marchés en berne en Europe. Pour 2016, Italcementi espère poursuivre la croissance de ses ventes, tout en mettant en place des mesures afin d'améliorer la rentabilité. L'entreprise avance une réduction des dépenses liées à l'énergie et une "utilisation efficace et complète des infrastructures nouvellement construites".

 

L'opération de fusion avec HeidelbergCement vise à créer "un acteur de classe internationale, numéro un sur le marché des granulats, numéro deux du ciment et numéro trois du béton prêt à l'emploi". Un rapprochement rendu nécessaire par l'autre grande consolidation du secteur, celle de Lafarge et Holcim, qui doit donner naissance à un véritable colosse mondial du ciment.

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