Le Conseil d'administration du Groupe Terreal, spécialisé dans les produits en terre cuite, annonce avoir mis fin aux fonctions de son Président, Hervé Gastinel. Son successeur est connu, mais son nom ne sera dévoilé qu'ultérieurement.

Coup de théâtre chez Terreal ! Son président, Hervé Gastinel, vient d'être démis de ses fonctions par le Conseil d'administration. Son successeur a été désigné : il rejoindra le groupe en juillet prochain, mais son nom ne sera pas dévoilé pour le moment, "pour des raisons de confidentialité", précise le communiqué de Terreal Holding.

 

Hervé Gastinel a accepté de garder ses fonctions pendant la période de transition.

 

Fondateur de Terreal, né de la fusion de plusieurs sociétés familiales et régionales au sein du groupe Saint-Gobain, Hervé Gastinel a développé l'entreprise à l'international et a fortement augmenté ses performances. A partir de 2008, il a restructuré Terreal et redressé ses résultats. Récemment, il a annoncé la nouvelle stratégie de marque du groupe, qui vient notamment d'adopter un nouveau logo.

 


Les salariés se mobilisent !
Les salariés de Terreal ont vivement réagi à l'annonce du licenciement brutal de Hervé Gastinel. Dans un communiqué, ils dénoncent "la difficulté des banquiers à comprendre et à soutenir dans le temps une véritable politique industrielle" et une attitude "irresponsable" qui "risque de tuer en vol quinze années d'efforts des 2.700 salariés qui ont su hisser l'entreprise au premier rang de l'innovation et du développement durable dans son secteur".

 

Ils s'insurgent également contre "l'inconcevable bêtise qui consiste à casser la dynamique actuelle" alors que la situation est en passe de s'améliorer dès la fin de l'année.
Ils en appellent donc à la mobilisation de tous - artisans, entreprises du bâtiment, élus, distributeurs, ministres et même chef de l'Etat - pour dire "non" au départ de Hervé Gastinel, "clé de voûte de l'entreprise".

 

Son "remplacement constitue un non-sens de gestion qui déboucherait inévitablement sur une casse industrielle et une casse sociale", concluent-ils. Et de rappeller qu'en France, ce sont près de 2.000 emplois salariés sur 16 sites qui sont en jeu...

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