Plusieurs associations de mal-logés ont manifesté samedi à Paris, jour de la fin de la trêve hivernale des expulsions locatives. La veille, le ministère du Logement a rappelé que «les mesures de prévention des expulsions locatives mises en oeuvre par le gouvernement permettent d'éviter l'exécution de neuf menaces d'expulsion sur dix».

Samedi, de 900 à 3.000 voire 4.000 personnes selon la police ou les organisateurs ont manifesté samedi à Paris en faveur du droit au logement.

Une trentaine d'associations, comme le Dal (Droit au logement), le Cal (Comité action logement) ou Jeudi Noir, avaient appelé à cette manifestation pour souligner l'absurdité d'un système qui met à la rue des personnes que la loi sur le droit au logement opposable oblige à reloger. «Nous mettons au défi le gouvernement de mettre en oeuvre la loi Dalo (NDLR : droit au logement opposable) qui ne peut pas fonctionner tant que qu'il n'y a pas la mise en place de la loi de réquisition», a déclaré Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole du Dal.

De son côté, le ministère du Logement a affirmé vendredi que «les mesures de prévention des expulsions locatives mises en oeuvre par le gouvernement permettent d'éviter l'exécution de neuf menaces d'expulsion sur dix». Dans un communiqué, le ministère a indiqué qu'«un décret publié le 28 février dernier prévoit la mise en place, dans les départements, de commissions de prévention».
Toujours selon le communiqué, la ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin devrait annoncer «très prochainement des mesures permettant de renforcer la sécurité des relations entre les bailleurs et les locataires, notamment pour les populations les plus démunies».

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