D'ici à 2020, l'Etat français pourrait signer, via ses collectivités, pour 60 milliards d'euros de partenariats public-privés, notamment dans les secteurs de l'énergie, des équipements et des infrastructures de transport.

60 milliards d'euros : c'est le montant que pourrait atteindre les contrats de partenariats public-privé (PPP) au cours de la décennie à venir, d'après le ministère de l'Economie. C'est la Mission d'appui aux partenariats publics-privés qui a évalué ce chiffre, après avoir recensé les marchés potentiels sur la période 2010-2020. Ces PPP devraient notamment concerner des équipements urbains tels que la voierie et l'éclairage public, la production et la distribution d'énergie, ou encore les établissements culturels, sportifs et d'enseignement.

 

Ce type de contrat permet à une collectivité publique de confier à une entreprise le financement et la conception d'équipements et services publics, afin de réaliser le projet dans des délais et conditions optimisés.

 

Le montant annoncé de 60 milliards d'euros est énorme, lorsque l'on sait qu'en sept ans, de 2004 à fin 2010, les 77 PPP lancés ont nécessité 3,5 milliards d'euros, pris en charge à parts égales entre l'Etat et les collectivités locales. Ils ont concerné en grande partie des universités, des prisons et des systèmes de communication ferroviaire. Mais à Bercy, on annonce que les PPP qui seront signés cette année sont des projets d'envergure : le futur siège du ministère de la Défense dans le sud de Paris qui ne sera pas moins qu'un «Pentagone à la française», le tribunal de grande instance, également à Paris, et les nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse…

 

La dernière loi concernant le PPP avait clarifié le recours à ces financements innovants en 2008, année où était survenue la crise financière qui n'avait que «temporairement ralenti» le développement de ce type de partenariat, précise le au ministère de l'Economie.

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