CONTROVERSE. Le ministère de la Transition écologique vient d'annoncer les six candidats présélectionnés au futur projet de parc éolien en Normandie. Il relance le débat sur cette énergie propre qui fait des émules dans plusieurs régions françaises.


"L'avenir de notre système électrique passe par le développement de l'éolien en mer", a martelé Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, lundi 26 avril. Elle en a profité pour annoncer la présélection de six candidats au futur projet d'éoliennes en mer au large de la Normandie. La puissance de ce futur parc, le huitième français en mer, pourra atteindre environ 1.000 mégawatts (MW). Ce sera le plus gros parc de l'hexagone. L'entreprise lauréate sera en charge de la construction et de l'exploitation du projet, qui sera mis en service en 2028.

 

Sept projets d'éolien en mer ont été lancés en France, situés à Saint-Nazaire, Fécamp, île d'Yeu-Noirmoutier (Vendée), Saint-Brieuc, Courseulles-sur-Mer (Calvados), Dieppe-Le Tréport et Dunkerque (Nord) et doivent être mises en service entre 2022 et 2027. Quatre sont notamment en construction, et représentent chacun environ 500 MG. A ce stade, l'engagement de l'éolien en mer représente 3,5 MG, ce qui pèse près de 2% de la production nationale d'énergies renouvelables. "L'objectif est d'arriver à 50 GW d'ici 2050", déclare à Batiactu Anne Georgelin, responsable éolien en mer au Syndicat des énergies renouvelables (SER).
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