PHOTOVOLTAÏQUE. Les sites de stockage des déchets de Suez vont se couvrir de panneaux solaires déployés par Engie. En tout, une centaine d'unités seront concernées pour un potentiel faramineux de 1 GW d'électricité, sans que le moindre conflit d'usage des sols ne soit en vue.

Les déchets sont déjà valorisés énergétiquement en participant à la production de biogaz ou à celle de chaleur. Le groupe Suez décide aujourd'hui d'aller plus loin, en transformant tous ses sites de traitement et de stockage de France métropolitaine en centrales solaires. Il a donc conclu un pacte avec un autre géant de l'énergie, Engie, afin que ce dernier développe, construise et exploite des fermes photovoltaïques implantées sur les grands terrains des décharges.

 

Cent sites de 10 MW chacun

 

Le potentiel de la centaine de sites concernés appartenant à l'activité "Recyclage et Valorisation" est estimé à 1 GW de puissance, ce qui représente l'équivalent d'un ancien réacteur nucléaire (type CP0 à CP2). Cette production d'électricité renouvelable évitera l'émission de 27.500 tonnes de CO2 par an dans l'atmosphère. Le premier de ces projets sera lancé dans le courant de 2018 : il s'agira d'une centrale photovoltaïque au sol d'une puissance de 12 MW qui sera implantée sur le site de stockage de Drambon, en Côte-d'Or.

 

Le groupe Engie vise une capacité de 2,2 GW dans le solaire photovoltaïque d'ici à la fin de 2021 (contre 0,9 GW à ce jour). Tandis que Suez précise déjà produire 620 GWh de courant grâce au biogaz issu de ses installations. Et il entend poursuivre cette politique de valorisation, notamment en explorant un autre potentiel, celui de l'hydrogène, là aussi en partenariat avec Engie. Les deux entreprises expliquent : "Ce partenariat ambitieux s'intègre dans la stratégie des deux groupes qui vise à réaliser des projets exemplaires au service de la transition énergétique et de l'économie circulaire".

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