Dès 6h30 du matin, ce vendredi 31 juillet, le ministre de l'Economie s'est rendu à la gare routière de Bagnolet pour assurer la promotion de la libéralisation des cars en France, l'une des mesures phares de sa loi pour la Croissance et l'Activité. L'occasion pour le ministre de rappeler que la "rénovation des gares routières est désormais un nouvel enjeu pour l'Etat et les collectivités."

D'ici à quelques jours, le décret concernant le marché du transport par autocar sera publié, dans le cadre de la loi Macron pour la "Croissance et l'Activité". Il signifiera que les lignes longue distance seront officiellement autorisées et ouvertes, ou pourront l'être en tout cas. Pour en faire la promotion, le ministre de l'Economie, très matinal s'est rendu ce vendredi 31 août à la gare routière de Bagnolet. Environ une cinquantaine de lignes seront ouvertes d'ici à la fin de l'année, affirme même Bercy, notamment vers Bayonne, Besançon, Limoges, Orléans ou Poitiers.

2 à 3.000 emplois directs

D'ici à 2016, le ministère table même sur 200 nouvelles lignes qui viendront notamment accompagner des lignes de trains Intercités vieillissantes.

 

Emmanuel Macron promet même la création de "2.000 à 3.000 emplois directs" dans les "18 mois" qui viennent. L'occasion pour le ministre de l'Economie d'affirmer devant les dirigeants de Transdev, maison-mère d'Eurolines, nouvelle venue sur le marché avec sa filiale Isilines : il est d'ores et déjà possible de profiter de ce service, alors même que la loi n'est pas encore promulguée, via 'le service charter' prévu dans le cadre législatif actuel. IDBus, service proposé par la SNCF est également sur les rangs. On notera également la présence d'acteurs étrangers comme l'allemand FlixBus et le britannique Megabus. Le ministre ajoute que la loi prévoit les meilleures normes environnementales (Euro 6). "Ce sont des autocars 15 fois moins polluants qu'il y a 10 ans qui seront mis en service. Donc il n'y aura pas d'autocar sale qui pourra participer à ces ouvertures de lignes".

Les collectivités invitées à moderniser leurs gares routières?

Et de conclure : "Je compte désormais sur l'appui des collectivités pour moderniser les gares routières." Concernant les gares routières, Emmanuel Macron a souligné que certaines compagnies en ont déjà, et qu'elles peuvent continuer à les développer. Il les a incitées "à mutualiser les emplacements".

 

Par la suite, il prendra, avec le secrétaire d'État aux Transports Alain Vidalies, "une ordonnance, qui est prévue par la loi, d'ici la fin de l'année, (…) afin de définir le cadre dans lequel ces gares routières pourront être développées et installées sur le territoire, qu'elles soient d'initiative privée ou d'initiative publique." "Une chose est sûre, il faut stimuler la rénovation des gares routières", nous a confirmé l'entourage du ministre. Les collectivités locales sont d'ores et déjà prévenues.

 

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