GOUVERNEMENT. Pour la ministre des Transports et de la Transition écologique, qui s'exprimait sur RTL ce mercredi 21 août, le rapport de l'Etablissement public de sécurité ferroviaire sur la maintenance du réseau français, dévoilé par Le Parisien, reflète "des décennies de sous-investissement."

C'est peu dire que les portefeuilles d'Elisabeth Borne se trouvent sous les feux de l'actualité. La ministre des Transports et de la Transition écologique s'est exprimée ce mercredi 21 août sur RTL, au lendemain de la publication, par Le Parisien, d'extraits d'un rapport inquiétant de l'Etablissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) sur la maintenance du réseau français. La ministre, qui cumule le portefeuille des Transports avec celui de la Transition écologique depuis qu'elle a succédé à François de Rugy à ce dernier poste en juillet, a admis que le rapport de l'EPSF reflétait "des décennies de sous-investissement." Les investissements dans le réseau ferroviaire seront portés à 3,6 milliards d'euros par an dans les prochaines années, soit 50% de plus qu'au cours de la dernière décennie, a souligné Elisabeth Borne. "Toutes ces anomalies (mises en exergue par le rapport de l'EPSF) doivent avoir des correctifs rapidement", a assuré la ministre. Ce rapport "montre la nécessité, pour la SNCF, de se réformer, avec une attention particulière portée à la rénovation de son réseau", a appuyé Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement, lors du point presse qui a suivi le Conseil des ministres de ce mercredi. Un Conseil au cours duquel Elisabeth Borne et le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, ont justement présenté un projet de loi ratifiant l'ordonnance du 3 juin dernier relative à la réorganisation capitalistique de la SNCF.

 

Autre sujet brûlant, le projet de réforme du crédit d'impôt transition énergétique (CITE). La transformation du CITE en prime, destinée à éviter aux ménages d'avancer le montant des travaux couverts par l'aide, interviendra en 2020 pour les foyers précaires et très précaires, avait révélé Batiactu le 24 juillet. Pour les ménages aux revenus intermédiaires, le CITE sera maintenu en 2020 sous la forme d'un crédit d'impôt forfaitaire, qui sera transformé en prime en 2021. L'année 2020 sera en revanche une année de transition en matière de CITE pour les ménages dits aisés, exclus du dispositif. "Effectivement, notre priorité est d'accompagner les ménages qui ont besoin d'être le plus aidés", a reconnu Elisabeth Borne. "Mais aucun Français ne sera sans solution, les certificats d'économie d'énergie (CEE), tous les dispositifs mis en place pour changer les chaudières au fioul et isoler les combles vont continuer", a souligné la ministre.

 

Par ailleurs interrogée sur un éventuel retour de la taxe carbone, dont la hausse avait été annulée en décembre en pleine crise des Gilets jaunes, Elisabeth Borne a répondu "qu'évidemment, on y sera attentif", si cela est proposé par la future Convention citoyenne pour la transition écologique. Tout en précisant que "la taxe carbone ne peut se faire dans les conditions qui avaient été envisagées et en mettant des gens en difficulté, (par exemple ceux équipés) de chaudières au fioul."

 

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