Cependant, toutes les organisations professionnelles s'accordent à dire que les conclusions tirées des deux journées de conférence environnementale sont insuffisantes. FEE, qui est satisfait du second appel d'offres éolien offshore déclare : « Il faut rapidement envisager un troisième appel d'offres de 3.000 MW afin de tenir l'objectif du Grenelle » et atteindre les 6.000 MW en 2020. L'association, qui se félicite de certaines mesures d'urgence comme la suppression du dispositif des Zones de Développement Eolien (jugé trop complexe) et la mise en place d'un tarif spécifique pour les DOM, s'inquiète cependant du manque d'annonce faite sur la publication du nouvel arrêté tarifaire notifiée à la Commission européenne. Une mesure considérée comme de première urgence à adopter. Nicolas Wolff interpelle donc la ministre de l'Environnement : « Les piliers de la transition énergétique sont posés avec lucidité (…) des mesures d'urgence ont été prises qui redonnent espoir à la filière, mais n'oublions pas l'arrêté tarifaire sans lequel rien ne se fera ».

 

Même son de cloche alarmiste du côté d'Enerplan qui réaffirme l'urgence à agir pour sauvegarder l'emploi dans le secteur solaire avec des décisions opérantes immédiatement. Le syndicat propose le gel de la baisse des tarifs d'achat et l'extension de l'accès au tarif d'achat pour les installations d'une puissance comprise entre 100 et 250 kW. Thierry Mueth, le président d'Enerplan prévient : « Le secteur photovoltaïque français est dans la tourmente depuis début 2011. Le changement pour sauver l'emploi et lui permettre de rebondir pour la transition énergétique au cap réaffirmé est attendu depuis plus de 130 jours. Il y a urgence pour les mesures d'urgence ».

 

Un sentiment que partage Jean-Louis Bal pour qui, l'évolution tarifaire évoquée pour le 1er janvier 2013 n'est pas assez rapide. Le SER souhaite donc obtenir une réponse plus rapide. Autre source d'énergie, les réseaux de chaleur, biomasse et géothermie, qui n'ont été que peu évoqués lors de la conférence environnementale. Alors qu'un certain flou régnerait quant à l'enveloppe accordée à ces énergies renouvelables (les 250 M€ seraient revus à la baisse pour cause de rigueur), le syndicat demande au contraire un doublement du budget alloué afin de le porter à 500 M€. Le SER soutient enfin la construction de démonstrateurs d'hydroliennes et la rédaction d'une feuille de route pour les énergies marines dans le cadre du futur débat de transition énergétique, ce grand débat qui s'étalera sur 6 mois avec la mise en place de différentes commissions. Il reste donc encore beaucoup de travail aux ministères, industriels et associations.

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