CONJONCTURE. En cette fin d'année 2022, les constructeurs métalliques retrouvent des couleurs grâce à une activité soutenue et une baisse des prix des matériaux. L'acier en profite pour réaffirmer son rôle dans la décarbonation du secteur, mais les enjeux d'attractivité et de formation restent prégnants pour une filière qui va manquer de plus en plus de bras.


"Des satisfactions et des préoccupations." En début d'année, les constructeurs métalliques faisaient déjà part de leurs inquiétudes sur la poursuite de leur activité dans un contexte économique très tendu depuis la crise sanitaire, et ensuite plombé par l'envolée des prix énergétiques.

 

 

Si cette activité était alors bien meilleure qu'en 2019, donc avant l'arrivée de la pandémie, les incertitudes demeuraient nombreuses. L'éventualité d'une pénurie en acier et le manque de main-d'oeuvre brouillaient notamment l'horizon. Neuf mois plus tard, la filière a retrouvé des couleurs.

 

"Nous n'avons jamais eu de ruptures d'approvisionnement. Notre activité est soutenue, avec un chiffre d'affaires en hausse de 19%, à la même hauteur que celui de 2021 et ce, malgré l'inflation et le ralentissement des prises de décisions des maîtres d'ouvrages", commente Roger Briand, à la tête du SCMF, le Syndicat de la construction métallique française. Les investissements privés, les chantiers colossaux comme le Grand Paris Express et les Jeux Olympiques, ainsi que les chantiers de requalification des centres-villes portent cette activité, et ont fait grimper la production à
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