Le coup d'envoi des défis a démarré le samedi 17 juin à 14 heures, lorsque les équipes composées de quatre à cinq élèves ingénieurs (formation «Ingénieur Bois Construction») et architectes (Master-Pro «Matériau bois et mise en œuvre dans la construction») ont reçu l'ensemble du matériel nécessaire à l'élaboration du projet : même quantité de matériaux (bois et textile) et même outillage basique.

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Chaque équipe a dû construire un projet d'habitacle accroché à une paroi verticale de 6 mètres de haut et capable supporter une charge de 350 kg, dans un esprit de cocon, autour du thème «Construire un nid dans la ville».

Entre conception, tests et construction… les étudiants ont eu une semaine pour réaliser leur projet.

«La Pie Voleuse : la pie a tout piqué», a remporté le premier prix des défis du Bois. « Un défi dans le défi (ni clou, ni vis, ni boulon, ni agrafe) exacerbe la tension entre la modernité des panneaux de bois (OSB, Contreplaqué) et la rusticité des assemblages (couture, clavettes…). La performance constructive repose sur la simple suspension de la construction depuis la crête du mur et la qualité des assemblages », selon le jury.

Le projet «Fracture éphémère», réalisé par Julien Londiche, Julien Maddalon Thierry Seguin et Yann Tuaillon, a remporté le prix de l'urbanité. «Ce nichoir urbain cherche son vocabulaire du coté des oriels et autres bow-windows L'idée de fracture soutient avec intelligence la dimension fragile et éphémère contenue dans l'idée de nid et trouve son répondant constructif dans l'utilisation des chutes de contreplaqué pour former l'échelle d'accès et la couverture», selon le jury.

Eléonore An Heim, Sarah Baumard, Pierre Eveno, Virginie Gridaine et Sébastien Tornambe ont reçu le prix de la légèreté pour leur projet «Quiétude foliaire». «L'image de deux feuilles d'arbres superposées sert de guide opératoire pour la conception et la réalisation du projet. La réponse offre une bonne cohérence thématique entre l'idée de nid, son traitement par des lattes de faible section et son mode d'accrochage léger à la paroi. Le choix d'un matériau unique, la fragilité des lattes dépassée par leur entrecroisement donne à la construction une dimension très aérienne», selon le jury.

«Delamination heureuse», un projet réalisé par Jérôme Duru, Gérôme Forthomme, Hugo Prat, Etienne Rohrer et Aurélie Schwenck, a remporté le prix du nid. «Un concept fort, celui de la délamination de la première couche du panneau mural permet de dégager un espace interstitiel. Cet entre-deux s'offre à la construction du nid fait avec des chutes de lattes. C'est une illustration intelligente de la « stratégie de l'hirondelle ». La construction et conventionnelle mais soignée et ne dénature jamais le concept de départ », selon le jury.

Loïc Picquet, Yannick Prud'homme, Lionel Doucet et Stéphane Polet ont remporte le prix du soin pour leur projet « Eclosion fébrile ». « Ce projet fait appel à une plastique de l'aléatoire qui est conduite à tous les niveaux. Il projette un nid translucide au loin tout en n'utilisant que des bois de petites sections. Un grand soin dans l'exécution et la subtilité du traitement du voile soutiennent la cohérence de la proposition», selon le jury.

Le projet « Coque out », réalisé par Jean-Denis Forterre, Cyril Remy, Brice Jacquemin et Nicolas Querry, a reçu le prix de l'audace. «Le projet associe des coques « nids » pour former un « nid » coque. Il travaille l'idée de modules préfabriqués et cherche un vocabulaire expressif qui s'écarte de celui de la préfabrication courante. Le cintrage en rayon limite du contreplaqué et le maintien de l'ensemble des coques par un simple cordage représentent des performances à souligner», selon le jury.