L'Insee vient de faire paraître les chiffres de conjoncture du secteur de la construction. Ils révèlent une grande stabilité des coûts, à la fois de production et des matériaux. En juillet 2016, le coût de la construction s'est stabilisé, après avoir augmenté en mai et juin (+0,5 % sur ce seul mois). Pour les bâtiments, ce coût est quasi-inchangé : il n'évolue que de +0,1 % sur un mois et de +0,2 % sur un an. Pour les travaux de construction spécialisée, ils restent également homogènes, avec -0,1 % sur un mois et +0,4 % sur les douze derniers mois. Enfin, pour le génie civil, on assiste à un léger rebond (+0,3 %) bien que les niveaux restent encore inférieurs à ce qu'ils étaient en 2015 (-2 %).
Les explications sont multiples. Il faut, par exemple, regarder du côté des matériaux de construction, les prix sont également stabilisés (+0,1 %) suite à une forte hausse au mois de juin (+0,9 %). Mais, sur l'ensemble d'une année, les coûts ont diminué de -2,2 %. Dans le génie civil, ils sont également plus bas qu'ils ne l'étaient en 2015 (-6,6 %), même si la tendance est au rattrapage avec +1,3 % en juillet (et +2,9 % en juin), une tendance qui suit les cours du bitume. Pour les travaux spécialisés également, les coûts des matériaux sont stables sur un mois (-0,1 %) et restent à un niveau inférieur à l'an dernier (-1,4 %).
Autre poste de dépense, celui des matériels. En juillet 2016, leurs prix ont à nouveau baissé pour ceux liées au bâtiment (-0,9 %) alors qu'ils avaient rebondi en juin (+1,2 %). Pour les travaux publics (génie civil, démolition, terrassement), ils sont restés stables (-0,1 %). Quant au coût de l'énergie, ils ont diminué dans tout le monde du BTP : ils étaient en repli de -2,4 % dans le bâtiment et de -2,7 % dans les travaux publics, alors qu'ils étaient en forte hausse un mois plus tôt (respectivement +4,7 % et +3,5 %). Sur une année, les prix de l'énergie restent bas, puisque la baisse atteint les -4,4 % pour le bâtiment et même -7,9 % pour les TP. Enfin, le coût du travail dans la construction est en recul, au deuxième trimestre de 2016, après avoir augmenté régulièrement depuis la fin de 2015 : par rapport à une référence 100, fixée en 2010, il s'établit à 103, un niveau assez élevé. Entre 2012 et mi-2015, il avait toujours oscillé entre 99 et 101.
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