Tempêtes, coûts de construction élevés, difficultés d'approvisionnement, pressions sur les ressources… Les défis auxquels est confronté le secteur du bâtiment dans les territoires ultramarins sont nombreux. Autant de contraintes qui poussent ces territoires "à s'adapter et à expérimenter", déclare Audrey Bélim, sénatrice (PS) de La Réunion, lors d'une table ronde organisée au salon Paris Builders Show le 30 septembre 2026. La sénatrice a œuvré à l'adoption de la loi du 13 juin 2025, relative à l'encadrement des loyers et à l'amélioration de l'habitat dans les outre-mer. Ce texte ouvre la voie à l'utilisation de matériaux locaux ou importés des bassins régionaux sans marquage CE (conformité européenne), sous réserve de leur validation par deux comités référentiels constructions.
"De la Guyane à la Réunion, nous ne pouvions auparavant pas utiliser des procédés adaptés aux matériaux locaux" car ils étaient soumis au marquage CE, rappelle la sénatrice. Désormais, les territoires ultramarins peuvent "développer leurs propres normes au regard de leurs réalités. Adapter les normes et les procédés techniques aux spécificités locales, c'est contribuer à la maîtrise des coûts, mais c'est aussi valoriser nos filières."
Des initiatives fleurissent à La Réunion
Les acteurs ultramarins multiplient les initiatives pour répondre aux besoins de leurs territoires et promouvoir une construction plus durable. Une expertise qui, à l'heure du dérèglement climatique, pourrait également profiter à l'Hexagone.
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