La caserne de Compiègne, transformée en camp de détention et de déportation par les autorités allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale, est devenue un mémorial à la mémoire des victimes et de la guerre. Le bâtiment devait être inauguré samedi.

Près de 45.000 personnes ont été internées sur le site de Royallieu à Compiègne (Oise), pendant la Seconde Guerre mondiale. Le mémorial de l’internement et de la déportation devait être inauguré samedi.

C’est l’architecte et scénographe Jean-Jacques Raynaud, mandataire du groupement de maîtrise d’œuvre, qui a transformé en mémorial les trois bâtiments restants sur les 25 qui existaient à l’origine. La caserne de Royallieu, construite en 1913, avait été transformée pendant la Seconde Guerre mondiale en hôpital puis en «camp de concentration permanent pour éléments ennemis actifs» et en «camp de détention de police» allemand. 45.000 prisonniers politiques, Juifs, résistants, communistes et étrangers y ont transité jusqu’en août 1944 avant d’être déportés vers des camps d’extermination.

Le mémorial comprend notamment un «mur des noms» énumérant ceux des personnes internées. Dans les baraquements, des documents tels que des lettres, des films et des photos d’époque rendent compte de la vie dans le camp et du contexte historique. A l’extérieur et dans les couloirs des bâtiments, on peut entendre les voix de certains survivants, qui évoquent leurs parcours et leurs conditions de détention.

Fiche technique
Maîtrise d’ouvrage : Ville de Compiègne
Maîtrise d’oeuvre : Jean-Jacques Raynaud architecte et scénographe, mandataire du groupement
Bâtiments reconvertis : 1.700 m²
Construction d’un bâtiment d’accueil : 500m²
Jardin de la Mémoire : 2 hectares
Coût : 4 Millions d'euros TTC

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