Le mardi 19 novembre, le groupe Vallourec, fabricant de composants automobiles et de tubes pour l'énergie et la pétrochimie, avait prévenu s'attendre à une fin d'année moins forte que prévue, et à un début d'année 2003 " plus faible que prévu " dans les activité gaz et énergie. Cette baisse des prévisions, qui ramenait la hausse de l'activité à 14% de son résultat brut d'exploitation, avait fait chuter le cours de l'action de plus de 10%.

Le 26 novembre, soit une semaine précisément après cette chute, le groupe Bolloré a annoncé avoir franchi le seuil de 12% dans la part du capital et des droits de vote. Ces franchissements de seuils, de 5%, puis 10% et enfin 12,1%, ont été réalisés à travers Nord Sumatra Investissement et Financière du Loch, deux filiales financières de Bolloré.

Ce matin, le titre du fabricant de tubes sans soudure avait repris 4,37%, les analystes et les investisseurs ayant été rassurés, même si " l'horizon de cette investissement n'est pas connu ", comme l'a souligné Corine Jeannet, analyste chez Aurel Leven. " La chute des commandes de tubes de forage sur la fin du quatrième trimestre 2002 est perçu comme un trou d'air lié à la prudence des pétroliers, qui finalisent leur budget 2003 dans un contexte géopolitique incertain ", relativisait Jean-Luc Romain, l'analyste du CIC qui a visité la société le 22 novembre.
A.S.

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