ENTRETIEN. Le PDG du groupe Poujoulat, Frédéric Coirier, monte au créneau pour défendre la filière du bois énergie, qui pourrait ne plus être autant soutenue qu'auparavant par MaPrimeRénov'.
Restera-t-il des aides MaPrimeRénov' en 2024 pour installer, dans le cadre de travaux mono-gestes, des appareils de chauffage bois ? Et, si oui, les forfaits seront-ils aussi intéressants qu'ils le sont actuellement ? Pour Frédéric Coirier, PDG du groupe Poujoulat (spécialiste de solutions de conduits de cheminées et de sorties de toit), ne pas soutenir la filière reviendrait à commettre une "erreur stratégique et sociale". Explications.
Batiactu : Les pouvoirs publics réévaluent l'ampleur du soutien qu'il faudrait apporter au bois énergie dans la future mouture de MaPrimeRénov' (MPR). Pourquoi considérez-vous comme important que l'État continue de soutenir votre filière ?
Frédéric Coirier : Rappelons tout d'abord qu'en 2022, le bois énergie a représenté 300.000 gestes financés par MPR. Autant d'occasions d'optimiser la consommation d'énergie, tout en faisant diminuer les émissions de gaz à effet de serre, par le remplacement d'anciens équipements peu performants, ou fonctionnant aux énergies fossiles. Trois cents mille gestes, ce qui signifie qu'1% du parc de logements, et 2% des maisons, ont vu leur système de chauffage décarboné et optimisé. Cela témoigne de la pertinence de nos solutions.
Qu'en sera-t-il des forfaits MPR en 2024 ?
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