Selon l’Insee, la situation d’augmentation du nombre de ménages et dans le même temps la baisse de la taille des ménages serait «imputable en grande partie au vieillissement de la population».

Le nombre de ménages tend à croître plus vite que la population : +1,24% par an en moyenne pour le nombre de ménages entre 1974 et 2005, +0,48% pour la population. Le nombre moyen de personnes par ménage tend à baisser : égal à 2,9 en 1975, il n’est plus que de 2,4 en 1999 et de 2,3 en 2005. Deux facteurs principaux influent sur cette tendance : le vieillissement de la population et les comportements de cohabitation.

Concernant l’impact du vieillissement de la population sur la taille des ménages, il s’agit surtout de la situation des ménages de personnes âgées qui n’ont plus d’enfants à charge. Selon l’Insee, depuis 20 ans, les déformations de la structure par âges expliquent une bonne moitié de l’évolution de personnes par ménage. Cumulées à la croissance de la population, elles expliquent selon les périodes entre deux tiers et quatre cinquièmes de la croissance du nombre de ménages. Ainsi, sous le simple effet du vieillissement de la population, il y aurait en moyenne 159.000 ménages supplémentaires chaque année d’ici à 2030.

Autre facteur d’influence sur l’évolution des ménages en France : l’érosion des modes de traditionnels de cohabitation. Ainsi, selon l’Insee, le nombre moyen de personnes par ménage diminue aussi du fait de la relative désaffection dont souffrent les modes «traditionnels» de cohabitation. Alors qu’en 1982, 83% des hommes vivaient en couple, ils ne sont plus que 71% en 2005 ; chez les femmes, les proportions correspondantes sont de 85% et 74%. Cette situation concerne surtout les jeunes qui, quand ils quittent leurs parents à un age en moyenne de 20 ans, c’est plus souvent pour vivre seul que vivre en couple. Egalement, l’indépendance économique des femmes joue plutôt en défaveur de la vie du couple. «En l’absence de modifications brutales et/ou importantes de notre environnement économique, tout laisse à penser que ces tendances devraient se poursuivre à un rythme soutenu», commente l’Insee.

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