Pour la construction de l'usine d'épuration Seine Amont, le Syndicat Interdépartemental pour l'Assainissement de l'Agglomération Parisienne (SIAAP) a opté pour une solution textile qui donne une transparence à l'ensemble du site.
Objectif de l'extension de cette usine d'épuration qui est aussi l'un des plus gros chantiers d'Ile-de-France : doubler les capacités de traitement des eaux usées, sur le site de Seine Amont (815.000 m2 - Val de Marne), pour atteindre 600 000 m3/ jour à l'horizon 2005.
Par ailleurs, ces travaux se devaient de respecter les normes européennes qui prévoient que toutes les usines d'épuration devront désormais être couvertes.
Le site de Valenton 2 dispose déjà d'un nombre exceptionnel de bassins couverts. Il possède ainsi 10 réservoirs circulaires (55 m de diamètre chacun) dont 8 sont déjà en exploitation et 2 en cours de construction.
"Le projet a été en évolution constante" déclare Yves Chauvin, architecte responsable du projet pour l'agence AFA Adrien Fainsilber et Associés. "Au départ, la conception de l'ouvrage possédait une structure très simple. Mais une couverture rigide, nous est apparue trop basique. Il nous fallait quelque chose d'optimal d'un point de vue architectural. Nous avons donc opté pour Fluotop® T de Ferrari. L'extension du site s'exprime, ainsi, dans une continuité de couleurs".
En effet, tout en jouant sur la transparence et la clarté, ce site se distingue d'un point de vue architectural par sa structure métallique rouge et sa toile blanche. "Nous voulions une perception de l'usine de l'extérieur, avec une vision offerte au grand public depuis les TGV- Sud et Est ainsi que de la voie autoroutière (déviation RN6)" explique l'architecte.
Autre avantage esthétique de la toile, a façade est mise en valeur par des éclairages nocturnes. "Le textile Ferrari permet, aisément, les jeux d'ombres et de lumières. Il offre aussi des formes intéressantes, les tractions intérieures apportant la courbe de la toile. La légèreté physique et optique du matériau se conjugue à l'optimisation de la résistance temporelle et aux forces mécaniques" poursuit Yves Chauvin.
Coté technique, l'utilisation du textile permet une ventilation temporaire. "C'est aussi l'assurance d'un traitement de surface qui répond parfaitement à l'atmosphère particulière des bassins" argumente Yves Chauvin. Car par un phénomène de captation, il récupère les odeurs et empêche les gaz de se volatiliser. Le bassin étant fermé, les émanations restent confinées avant leur traitement et leur rejet.
Plusieurs questions pourraient rester en suspend comme l'entretien ou l'aspect sécurité. Au sujet de l'entretien, l'industriel est formel. Selon Ferrari, un traitement limite l'encrassement et facilite son entretien. Sa résistance à la pollution est nettement supérieure aux revêtements classiques et sa durée de vie avoisine les 25 ans affirme l'industriel.
Sur la sécurité, les réponses viendront des concepteurs qui précisent que sous les dômes en textile architectonique, fixés à la charpente métallique, l'accès au mécanisme central est totalement sécurisé.
Les bassins couverts possèdent un impluvium central et un habillage de passerelle en Fluotop® T. "C'est une première et cela peut devenir un cas d'école !" précise Philippe Bariteau, responsable du département Architecture Textile de l'entreprise Esmery Caron.
"La passerelle interne, réalisée d'un seul tenant, traverse la couverture. Elle est donc complètement isolée et étanche par rapport au bassin" affirme-t-il. Ce couloir protecteur s'apparente à un sas qui ouvre l'espace sur l'impluvium central, véritable puits de lumière intérieure, très esthétique.
Bien évidemment, les conditions de pose sont un aspect à ne pas négliger dans ce projet.
"Le vent est un élément essentiel" explique Philippe Bariteau. "La limite admissible, pour le déploiement de la toile, est de 10m/seconde, soit 36km/heure". Avant le déploiement de la membrane, un expert vérifie l'étanchéité du réservoir. Le feu vert donné, la toile est ensuite arrimée. Ainsi, elle ne bât pas au vent et tout risque de formation de poche d'eau importante est évité.
J-P D.
Les intervenants
Maître d'ouvrage : SIAAP Syndicat Interdépartemental pour l'Assainissement de l'Agglomération Parisienne
Architectes : AFA Adrien Fainsilber et Associés
BET : BATEC Consult - Robert Lourdin
Entreprises : Viry SA (construction de la charpente) et Esmery Caron (confection et installation de la membrane)
Superficie totale du site : 815 000 m2
Calendrier des travaux : août 1999 - juillet 2005
Coût : 38 millions d'euros TTC
Estimation du prix de la couverture complète (armature, toile et pose) par bassin : entre 1,20 et 1,52 million d'euros TTC.
Par ailleurs, ces travaux se devaient de respecter les normes européennes qui prévoient que toutes les usines d'épuration devront désormais être couvertes.
Le site de Valenton 2 dispose déjà d'un nombre exceptionnel de bassins couverts. Il possède ainsi 10 réservoirs circulaires (55 m de diamètre chacun) dont 8 sont déjà en exploitation et 2 en cours de construction.
"Le projet a été en évolution constante" déclare Yves Chauvin, architecte responsable du projet pour l'agence AFA Adrien Fainsilber et Associés. "Au départ, la conception de l'ouvrage possédait une structure très simple. Mais une couverture rigide, nous est apparue trop basique. Il nous fallait quelque chose d'optimal d'un point de vue architectural. Nous avons donc opté pour Fluotop® T de Ferrari. L'extension du site s'exprime, ainsi, dans une continuité de couleurs".
En effet, tout en jouant sur la transparence et la clarté, ce site se distingue d'un point de vue architectural par sa structure métallique rouge et sa toile blanche. "Nous voulions une perception de l'usine de l'extérieur, avec une vision offerte au grand public depuis les TGV- Sud et Est ainsi que de la voie autoroutière (déviation RN6)" explique l'architecte.
Autre avantage esthétique de la toile, a façade est mise en valeur par des éclairages nocturnes. "Le textile Ferrari permet, aisément, les jeux d'ombres et de lumières. Il offre aussi des formes intéressantes, les tractions intérieures apportant la courbe de la toile. La légèreté physique et optique du matériau se conjugue à l'optimisation de la résistance temporelle et aux forces mécaniques" poursuit Yves Chauvin.
Coté technique, l'utilisation du textile permet une ventilation temporaire. "C'est aussi l'assurance d'un traitement de surface qui répond parfaitement à l'atmosphère particulière des bassins" argumente Yves Chauvin. Car par un phénomène de captation, il récupère les odeurs et empêche les gaz de se volatiliser. Le bassin étant fermé, les émanations restent confinées avant leur traitement et leur rejet.
Plusieurs questions pourraient rester en suspend comme l'entretien ou l'aspect sécurité. Au sujet de l'entretien, l'industriel est formel. Selon Ferrari, un traitement limite l'encrassement et facilite son entretien. Sa résistance à la pollution est nettement supérieure aux revêtements classiques et sa durée de vie avoisine les 25 ans affirme l'industriel.
Sur la sécurité, les réponses viendront des concepteurs qui précisent que sous les dômes en textile architectonique, fixés à la charpente métallique, l'accès au mécanisme central est totalement sécurisé.
Les bassins couverts possèdent un impluvium central et un habillage de passerelle en Fluotop® T. "C'est une première et cela peut devenir un cas d'école !" précise Philippe Bariteau, responsable du département Architecture Textile de l'entreprise Esmery Caron.
"La passerelle interne, réalisée d'un seul tenant, traverse la couverture. Elle est donc complètement isolée et étanche par rapport au bassin" affirme-t-il. Ce couloir protecteur s'apparente à un sas qui ouvre l'espace sur l'impluvium central, véritable puits de lumière intérieure, très esthétique.
Bien évidemment, les conditions de pose sont un aspect à ne pas négliger dans ce projet.
"Le vent est un élément essentiel" explique Philippe Bariteau. "La limite admissible, pour le déploiement de la toile, est de 10m/seconde, soit 36km/heure". Avant le déploiement de la membrane, un expert vérifie l'étanchéité du réservoir. Le feu vert donné, la toile est ensuite arrimée. Ainsi, elle ne bât pas au vent et tout risque de formation de poche d'eau importante est évité.
J-P D.
Les intervenants
Maître d'ouvrage : SIAAP Syndicat Interdépartemental pour l'Assainissement de l'Agglomération Parisienne
Architectes : AFA Adrien Fainsilber et Associés
BET : BATEC Consult - Robert Lourdin
Entreprises : Viry SA (construction de la charpente) et Esmery Caron (confection et installation de la membrane)
Superficie totale du site : 815 000 m2
Calendrier des travaux : août 1999 - juillet 2005
Coût : 38 millions d'euros TTC
Estimation du prix de la couverture complète (armature, toile et pose) par bassin : entre 1,20 et 1,52 million d'euros TTC.
