Le maire de Nice, Christian Estrosi, avait déjà annoncé en juillet la mise en régie des transports publics au détriment de Veolia-Transdev. Il récidive et souhaite maintenant écourter de deux ans et demi la délégation de service public pour la distribution d'eau potable qui était accordée à… Veolia.

C'est une habitude : après avoir écarté Veolia-Transdev de la délégation de service public des transports, Christian Estrosi souhaite écourter la DSP de distribution d'eau potable de Nice. L'actuel délégataire n'est autre que Veolia qui doit normalement alimenter la cinquième ville de France jusqu'en novembre 2017. Mais le député-maire UMP a annoncé qu'il proposerait, au conseil métropolitain qui rassemble 46 communes du littoral, « que la DSP relative à la gestion de l'eau potable sur le territoire de la ville de Nice s'achève le 4 février 2015, soit deux ans et demi avant son terme initial ». L'ancien ministre de l'Industrie souhaite « offrir une qualité de service identique pour tous à un prix équivalent pour tous, et bien évidemment le plus bas possible ». La métropole azuréenne souhaiterait renégocier rapidement pour obtenir une révision pour la période allant du 1er janvier 2013 au 4 février 2015.

 

Vers une tarification unique
Plusieurs textes législatifs autoriseraient la collectivité à revoir le contrat en vue d'une remise en concurrence périodique, selon la mairie, qui n'exclut pas la possibilité de reprendre l'exploitation en régie, comme elle l'a déjà fait pour les transports, la piscine et les cantines. Une étude serait en cours et ses conclusions seraient connues à la fin de l'année. Le contrat actuel d'approvisionnement en eau potable de la ville de Nice remonte à 1952 avec un avenant de 1987 qui fixe la durée du contrat à 30 années.

 

Depuis le 1er janvier, dix communes de l'agglomération niçoise avaient déjà baissé le prix du mètre cube d'eau potable. L'objectif officiel était d'atteindre une tarification unique de 1,24 euro (hors taxe et redevances). Mais dans le même temps, le montant des frais d'assainissement avaient augmenté. Le prix moyen dans la région niçoise demeure cependant inférieur à la moyenne nationale de 13 %. En 2011, le syndicat intercommunal d'une autre agglomération de la Côte-d'Azur avait réussi à faire baisser le tarif de l'eau : à Cannes, depuis le 1er juillet, le mètre cube est ainsi passé de 1,07 euro à seulement 0,73 euro (-32 %).

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