RÉNOVATION. Les maîtres d'œuvre en bâtiment, représentés par le Synamome, souhaitent apporter leur contribution à l'accompagnement des ménages dans leurs travaux de rénovation énergétique.

Dès l'annonce de la création d'un accompagnateur rénov dans la loi Climat et résilience, mesure tirée du rapport Sichel remis à la mi-mars, les architectes s'étaient inquiétés d'avoir été éventuellement oubliés par les pouvoirs publics, avant d'être rassurés. C'est à présent au tour des maîtres d'oeuvre en bâtiment, représentés par le syndicat Synamome, de se demander s'ils seront, ou non, intégrés dans la boucle. Ces acteurs se définissent en effet, dans un communiqué de presse diffusé récemment, comme des "acteurs de proximité incontournables qui connaissent mieux que personne l'économie locale et le marché". Mais, comme ils ne disposent pas d'un statut, ils craignent de ne pas pouvoir être agréés par l'État et devenir ainsi accompagnateurs rénov en bonne et due forme. En tant qu'autodidactes, assurent-ils, "leur reconnaissance est celle de leurs clients". Pour l'organisation professionnelle, se passer des maîtres d'œuvre du bâtiment "obérerait de manière significative le projet ambitieux de l'État", puisqu'il y aura besoin d'un maximum de troupes pour accompagner un grand nombre de ménages de A à Z, tout au long de leur projet de rénovation.

 

Plus largement, le Synamome s'inquiète de projets gouvernementaux très, voire "trop ambitieux". L'accompagnateur rénov pourrait ainsi être perçu comme "une invention technocratique 'hors sol' méconnaissant totalement la réalité du terrain, d'une filière - et de ses métiers". Le Synamome précise qu'il suivra les discussions et l'Assemblée et formulera ses propositions de manière à ce que les maîtres d'œuvre en bâtiment puissent "contribuer, dans leur champ de compétence, à l'accompagnement des ménages".

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