À l'occasion de la réélection de son président Christophe Tanay, le syndicat des professionnels de l'immobilier Unis a dressé le bilan de ses actions passées et annoncé sa feuille de route pour les années à venir. Avec deux axes principaux : rassembler et innover.

Christophe Tanay a été reconduit président du syndicat des professionnels de l'immobilier Unis à l'unanimité par son conseil d'administration le 29 juin dernier. L'occasion pour lui de dresser un bilan de ses actions passées et d'annoncer sa feuille de route pour son mandat à venir.

 

Et d'affirmer en premier lieu son poids représentatif. L'Unis, c'est ainsi aujourd'hui, environ 55% des syndics de copropriété, gérant près de 4 millions de lots sur les 7 millions existants ; plus d'un tiers des entreprises de gestion locative gérant 1,4 millions de lot ; près de 1400 agences de transaction représentant environ 10.000 agents ; 357 promoteurs-rénovateurs (marchands de biens) et 222 experts inscrits près la Cour d'appel.

 

Après avoir présenté le bilan des trois années passées - marqué entre autres, par sa participation à la mise en place du Conseil National de la transaction et de la gestion immobilière (CNTGI) puis l'élaboration des décrets d'applications du volet professionnel de la loi ALUR (contrat type des syndic, formation continue, etc.), ainsi qu'à celle d'outils, comme la plateforme "Bien ici", le fichier partagé des mandats exclusifs au sein de l'AMEPI ou encore, d'actions de formations - le président Tanay a ensuite présenté les grands axes de son prochain mandat. Dans les années à venir, l'Unis entend ainsi peser encore plus dans les débats publics et accompagner la filière dans ses mutations, notamment technologiques : "Rassembler", afin "d'aller plus loin" et "innover, en pensant humain et en agissant numérique."

 

"Changer de paradigme"

 

Les mutations économiques et sociales sont telles qu'il faut bouger les lignes. Avec une idée forte : le rapprochement des parcs privés et publics. Alors que le parc privé est plus important que le social, qu'il fournit plus de logements sociaux, que près de 70% des locataires du privé pourraient selon lui prétendre à un logement social, le président réélu de l'Unis, Christophe Tanay, le martèle : "il serait vraiment inopportun de continuer à opposer les deux parcs."

 

En ces temps de changement politique majeur, après l'élection présidentielle et, tandis qu'une loi logement et mobilité serait en marche, l'Unis plaide toujours pour un "changement de paradigme." Comment ? "En proposant au locataire un loyer adapté à ses ressources (logement abordable) et en reconnaissant au bailleur une qualité d'agent économique (producteur de logement abordable)." Il faut, selon lui, "mobiliser l'épargne privée au service d'un logement à loyer abordable."

 

"Il faut gommer les différences entre secteur public et secteur privé et entre le neuf et l'existant : il faut raisonner en qualité du locataire, l'aider et l'accompagner dans son parcours de vie" et penser les réglementations pour le neuf et l'existant.

 

Enfin, le numérique bouleverse les codes : l'Unis entend accompagner les professionnels de l'immobilier en les rendant "innov'acteurs" - titre de son Congrès de l'automne - et reste attentif aux évolutions administratives et réglementaires sur ces sujets (baux en ligne, convocation électronique, carnet numérique du bâtiment, etc.).

 

Fort de son rapprochement avec l'association Plurience, qui rassemble de grands groupes de bailleurs privés, l'Unis "s'adjoint des énergies et des compétences nouvelles pour consolider sa coopération institutionnelle" et peser toujours plus, dans le débat public.
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