Face à la grogne qui monte du terrain, la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment a décidé d'alerter les pouvoirs publics sur la nécessité de simplifier et rapprocher les signes RGE indispensables à l'octroi des aides d'Etat.

Depuis quelques semaines, le sujet de la qualification RGE est sur toutes les bouches. Mais on n'en dit pas que du bien, surtout sur le terrain, où bon nombre d'artisans en colère ont fait savoir ce qu'ils pensaient de ce dispositif. Trop cher, trop compliqué, trop de contraintes… Les revendications allaient bon train, un collectif anti-RGE avait même réussi à être créé et se poser en leader de ce mouvement protestataire.

 

La Capeb, qui semble avoir entendu le message - d'autant que la colère était surtout tournée vers elle - propose aujourd'hui cinq mesures concrètes pour simplifier et harmoniser les dossiers de qualifications entre les différents organismes et de rapprocher les qualifications RGE.

Pour un audit unique

Entre autres propositions, elle souhaiterait la mise en place d'un audit unique pour l'ensemble des qualifications RGE, "la solution la plus efficace, la plus simple et la plus emblématique", selon la Capeb.

 

"Si la filière Bâtiment s'est fortement mobilisée pour développer les qualifications RGE, environ 30 000 entreprises qualifiées en fin d'année, il est indispensable aujourd'hui d'adapter le dispositif actuel d'éco-conditionnalité pour répondre aux objectifs gouvernementaux. D'ailleurs, nous-mêmes, à la CAPEB, sommes excessivement interrogés sur la qualification ECO ARTISAN®, devenue la plus demandée, selon Qualibat. Il serait par conséquent dommage qu'un dispositif plus simple ne permette pas l'accès aux qualifications RGE à un plus grand nombre d'entreprises", conclut Patrick Liébus, président de la Capeb.

 


Les 5 propositions de la CAPEB
1 - Mettre en place un même dossier administratif simplifié pour l'ensemble des organismes de qualification
2 - Réaliser un audit unique pour l'ensemble des qualifications RGE et ainsi pour tous les travaux éco-conditionnés
3 - Rapprocher les signes EnR, énergies renouvelables, couvrant les différentes catégories de travaux (solaire, bois…..)
4 - Mettre en place un dispositif de 'qualifications gigognes' pour alléger les coûts pour les entreprises.
5 - Contrôler systématiquement les installations réalisées par des entreprises non qualifiées RGE pour rendre le chantier éco-conditionnable
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